Petite messe solennelle de Rossini : Giulio Prandi revendique son "amour sincère pour cette œuvre splendide et étrange"

On connaît l’histoire de la petite messe solennelle de Rossini, œuvre d’un compositeur septuagénaire qui avait renoncé non seulement à l’opéra mais aussi à toutes les grandes formes pour se contenter de quelques modestes péchés de vieillesse : il y eut d’abord, en 1862, juste un Kyrie à la mémoire d’un collègue disparu (Louis Niedermeyer), puis un Gloria et un Sanctus y furent ajoutés et enfin un Sanctus et un Agnus Dei. Mais, même si Rossini réalisa ensuite une orchestration de cette Messe, à sa création en 1864, c’était bel et bien une œuvre de salon, avec simplement deux pianos, un harmonium et un chœur de dimensions modestes – seize chanteurs.

C’est dans cette configuration originale que la propose Giulio Prandi, qui revendique son "amour sincère pour cette œuvre splendide et étrange". Il dirige son excellent Coro Ghislieri, ensemble de Pavie avec lequel il avait déjà signé de très beaux enregistrements d’une Messe de Pergolesi et du Requiem de Jommelli, et les instruments utilisés sont d’époque, ce qui donne une couleur et un équilibre idéaux pour cette partition rare et précieuse. Cerise sur le gâteau : cette excellente version tient en un seul CD (de 85 minutes !) là où la plupart des enregistrements précédents en requéraient deux.

CD Arcana / Outhere

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