Michael Spyres chante dans son nouvel album des airs de bariténors

Michael Spyres vient de triompher sur la scène de l’Opéra-Comique à Paris en Florestan dans Fidelio. Mais le ténor américain est aussi connu, depuis quelques années, pour son excellence dans le répertoire français, langue qu’il maîtrise à merveille.

Ténor ? Pas seulement ! En une vingtaine d’extraits d’opéra qui vont de Idomeneo à Die tote Stadt en passant notamment par Rossini (le Largo al factotum du Barbier de Séville), Donizetti (Tonio de La fille du régiment, Verdi (Le Conte de Luna dans Il trovatore), Thomas (Hamlet version ténor), Wagner (Lohengrin en français !) ou Carl Orff (les Carmina Burana). Des airs de ténor en français, en italien ou en allemand, magnifiquement interprétés, mais aussi des airs de baryton car Spyres a la voix suffisamment large pour couvrir également ce registre. Et c’est en cela que ce disque, excellemment accompagné par l’Orchestre Philharmonique de Strasbourg dirigé par Marko Letonja, est passionnant parce qu’il illustre un type de voix dont l’existence est attestée depuis longtemps (Spyres désigne d’ailleurs divers autres ténors de l’histoire en soulignant qu’ils étaient aussi bariténors) mais qu’on connaît mal. Le disque est dès lors doublement digne d’intérêt : magnifique musicalement, mais aussi éminemment pédagogique – Spyres signant lui-même le texte de présentation.

CD Erato/Warner Classics

Michael Spyres était récemment au micro de Camille De Rijck dans Chambre avec vue

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