Le baryton Andrè Schuen donne une densité supplémentaire à La Belle Meunière de Schubert

Son nom n’est pas encore de ceux qui attirent l’attention des mélomanes, mais gageons que ce n’est qu’une question de mois. Pourtant, à 37 ans, Andrè Schuen n’est plus un débutant, et il s’est déjà produit dans plusieurs festivals, que ce soit en opéra (il était par exemple dans Cosi fan tutte l’été passé à Salzbourg) ou en récital – la Schubertiade de Schwarzenberg notamment. Mais la parution de ce premier disque pour Deutsche Grammophon devrait accroître la notoriété de ce baryton natif de la région italienne, mais germanophone, du Sud-Tyrol : d’autant que ce coup d’essai pour le prestigieux label jaune est un vrai coup de maître.

Il y a certes plein de versions de La belle meunière, chantées par des ténors ou des barytons, et la voix de Schuen, pour être belle et noble, n’est pas en tant que telle exceptionnelle. Mais son art du mot, et la complicité qui l’unit à son accompagnateur Daniel Heide, sont tels que, à plusieurs mélodies, on reste émerveillé par le résultat. Comme si les textes de Wilhelm Müller et la musique de Schubert gagnaient soudainement une densité supplémentaire.

CD Deutsche Grammophon/Universal

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