Florian Noack - Prokofiev: Visions fugitives

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Dans son second album pour le label français La Dolce Volta – qui vient après le magnifique Album d'un voyageur, ballade traversant l'Europe d'ouest en est, de l'Espagne à la Pologne, des rythmes populaires de Paul Ladmirault (Variations sur des airs de biniou) aux Danses de Szymanowski – Florian Noack revient à la musique russe, un tropisme très fort chez lui depuis son adolescence.

Prokofiev le hante depuis cet âge-là, quand il découvre lors des retransmissions télévisées du Concours Reine Elisabeth en 2003 l’interprétation du Second Concerto de Prokofiev par Severin von Eckardstein (futur Premier Prix), date historique dans l’histoire de ce concours. Avec ce nouvel enregistrement, où ne figurent que des œuvres originales, Florian Noack compose un programme alternant relatives raretés (Contes de la vieille grand-mère, Quatre Études, Op. 2) et pages plus célèbres, en l’occurrence deux chefs-d’œuvre absolus du piano de Prokofiev. Écrites entre 1915 et 1917, les Visions fugitives forment un catalogue de vingt miniatures inspirées du poète symboliste Constantin Balmont, à l'imaginaire inépuisable. L’interprétation du pianiste belge y est plus tendre, ou rêveuse, que sarcastique (Raekallio, Ondine 1989), inquiète (Gourari, ECM 2014, d’un lyrisme mélancolique poignant) ou piquante (Mustonen, Decca). Il clôt son récital avec la Sixième Sonate, Op. 82, la première des " sonates de guerre ", et en donne une version aux contrastes modérés, mais néanmoins ferme. © Pierre-Yves Lascar/Qobuz

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