Cecilia Bartoli - Farinelli

L’avis de Nicolas Blanmont

Cecilia Bartoli s’y entend pour faire le buzz ! Hasard ou pas, c’est alors que sort son nouveau disque que la Princesse Caroline de Monaco a annoncé que la chanteuse prendrait en 2023 la direction de l’Opéra de Monte-Carlo, succédant à ce poste à Jean-Louis Grinda, l’ancien patron de l’Opéra Royal de Wallonie.

Et la pochette du CD avait déjà suffi à faire du bruit sur la toile : après être apparue en statue de plâtre ou en prêtre chauve, Bartoli arbore ici un look d’homme très convaincant, inspiré de celui qu’elle avait pris sur scène pour Ariodante au festival de Salzbourg – et qu’on pouvait voir comme une référence à Conchita Wurst.

La référence transgenre n’est pas gratuite : le nouvel album a pour thème Farinelli qui, même en sens contraire, imposa semblable ambiguïté lors de ces années où il domina l’Europe musicale. Signés Porpora, Hasse, Giacomelli, Caldara ou Riccardo Broschi – le frère du célèbre castrat – les onze airs rassemblés ici  - dont deux sont inédits au disque - alternent habilement morceaux de bravoure et lamentos bouleversants.

L’accompagnement du Giardino Armonico est superbe, mais ce sont surtout les moyens vocaux de Bartoli qui forcent une nouvelle fois l’admiration et l’émotion

Decca

Ecoutez un extrait de l'album ci-dessous

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