Un été à l'opéra : La Clemenza di Tito, entre rêve et mythologie

Un été à l'opéra : La Clemenza di Tito, entre rêve et mythologie
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Opéra séria en deux actes, La clémence de Titus a vu le jour en 1791. Mozart compose cette œuvre en quelques semaines seulement alors qu’il est en train d’achever la Flûte enchantée. Dans la Rome antique, Vitellia parvient à convaincre Sextus de fomenter un assassinat contre l’empereur Titus, son meilleur ami. Le complot échoue et l’empereur magnanime essuie l’affront par la clémence.

En 1791, alors qu’il travaille à Die Zauberflöte pour Vienne, Mozart reçoit de Prague la commande d’un opéra destiné à célébrer le couronnement de Léopold II comme roi de Bohême. Le travail est ficelé en trois semaines et l’histoire raconte comment un empereur propose, par sa clémence, un exemple d’humanisme à son peuple, un thème cher au dernier Mozart.

Déployant un chant libre qui fait la part belle aux voix féminines, il minimise les récitatifs, montre le meilleur de lui-même en maîtrisant les forces orchestrales et chorales. Les ensembles sont particulièrement soignés et les grands airs offrent cette unique et limpide beauté qui porte La Clemenza di Tito au rang des chefs-d’œuvre absolus.

Si le thème de l’opéra devait convenir aux circonstances d’un sacre, l’empereur, peu mélomane, et surtout son épouse, Marie-Louise d’Espagne, n’apprécièrent guère l’œuvre du génie viennois, la qualifiant même de " porcheria tedesca "… !

Jamais jouée sur la scène liégeoise, La Clemenza di Tito bénéficie d’une nouvelle production de l’Opéra Royal de Wallonie-Liège, dirigée par le chef d’orchestre autrichien Thomas Rösner.

Patrizia Ciofi entre dans le costume de Vitellia. Un personnage dangereux, calculateur. Amoureuse du pouvoir, elle convainc Sextus de fomenter un assassinat contre l’empereur Titus, son meilleur ami.

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