This is Halloween : le violoniste Timothy Chooi, grimé, interprète la danse macabre de Saint-Saëns

C’est une tradition : chaque 31 octobre, les jeunes et moins jeunes sortent leurs plus beaux et plus horrifiants costumes pour aller sonner aux portes du quartier et réclamer des bonbons, sous peine de jeter un mauvais sort. Cette année, rien de tout ça, mais il en faut plus pour décourager le violoniste américain Timothy Chooi, qui adore cette fête folklorique et nous offre une belle danse macabre.

Le violoniste américain Timothy Chooi, que le public belge a découvert en 2019, lors du Concours Reine Elisabeth auquel il a remporté le second prix, se prépare pour l’un de ses jours préférés de l’année, Halloween. Il faut dire qu’aux Etats-Unis, c’est une véritable tradition qui est presque aussi importante que Noël. Sur sa page Facebook, Timothy Chooi a posté une vidéo de lui, le visage maquillé et représentant une tête de mort, en train d’interpréter l’une des œuvres les plus célèbres de Saint-Saëns, la Danse macabre. Timothy Chooi qui vient également d'enregistrer un autre titre de circonstance pour cette période halloweenesque : la ronde des lutins, du compositeur italien Bazzini. 

La danse macabre de Saint-Saëns

La Danse Macabre de Saint-Saens est une œuvre pour orchestre. L’une de ces œuvres réjouissantes qui vous racontent une histoire, qui vous entraîne à travers une musique absolument visuelle. On y voit tout ce qu’elle raconte.

Dès le début, on entend les douze coups de minuit, la harpe fait le boulot ! La Mort entre en scène. Et la Mort, c’est un violon ! Un violon qui fait des quintes, on dirait qu’il s’accorde et il se lance dans une mélodie dansante, grinçante, comme le sourire édenté d’un squelette qui vous entraîne chez Satan ! On y entend le Dies Irae, une séquence médiévale, La Colère de Dieu, le Jugement dernier, l’Apocalypse, mais une apocalypse un peu ridicule qui danse en cette nuit de sabbat où les sorcières se mêlent aux pécheurs, où les âmes perdues et les petits Faust se trémoussent en proie à une douleur orgiaque qui les entraîne au brasier !

A l’origine, la danse macabre est un motif artistique, essentiellement pictural, à la fois présent dans le folklore européen et élaboré à la fin du Moyen Âge. La Danse macabre souligne la vanité des distinctions sociales, dont se moque le destin, démontrant que tous les êtres humains sont égaux face à la mort, qui ne fait aucune distinction entre les âges, les sexes et l’appartenance sociale.

Newsletter Musiq3

Restez informés chaque vendredi des évènements, concours et CD de la semaine.

OK