Silent Night interprété par huit violoncelles, la magie de Noël opère

C’est l’un des chants de Noël les plus connus au monde, décliné dans des dizaines de langues. Les francophones le connaissent sous le titre de "Douce nuit, sainte nuit"… Et lorsque ce cantique, chanté pour la première fois la veille de Noël 1818 en Autriche, est interprété en version instrumentale par huit violoncellistes du London Philharmonia, le temps s’arrête.

Stille Nacht, Silent Night, Douce nuit, sainte nuit, Astro del Ciel, Noche de Paz, noche de amor, autant de versions pour un seul et même cantique qui fut chanté pour la première fois à la veille de Noël 1818 dans l’Église Saint-Nicolas à la ville autrichienne d’Oberndorf. Ce chant a été écrit par le prêtre Joseph Mohr et a été mis en musique par l’organiste Franz Xaver Gruber.

Si l’on ne connaît pas avec certitude l’origine de l’écriture de ce chant, l’une des hypothèses de compositeur de ce chant, écrit initialement pour la guitare, réside dans le fait que l’orgue vieillissant de l’église Saint-Nicolas n’était plus en état de fonctionnement, ce qui aurait donc poussé le prêtre Mohr et l’organiste Gruber de créer un chant destiné à être accompagné à la guitare.

Un autre événement a contribué au succès et à la popularité de ce chant, à savoir la fameuse "Trêve de Noël", entre les soldats allemands d’une part, et les soldats belges, français et britannique d’autre part, lors de la Première Guerre Mondiale. Ce fait historique, qui a été remis en lumière dans un film en 2005, se déroule au matin du 25 décembre 1914, près de la ville belge d’Ypres. Les Belges, les Français et les Britanniques qui tenaient les tranchées autour de la ville ont entendu des chants de Noël et notamment, le fameux Stille Nacht, venir des positions ennemies, où étaient placés, le long des tranchées allemandes, des arbres de Noël. Lentement, des colonnes de soldats allemands sont sorties de leurs tranchées et se sont avancées jusqu’au milieu du no man’s land. Les soldats allemands et les soldats britanniques, français et belges se sont alors réunis et ont fait la fête, se sont échangé des cadeaux, ont discuté… Les combattants ont déposé les armes et ont fraternisé, le temps des fêtes…

Et c’est donc ce chant que huit musiciens du London Philharmonia ont interprété dans l’Eglise St Mary de Castro de Leicester, dans une version pour huit violoncelles écrite par Richard Birchall.

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