Retrouvez Vassilena Serafimova et Thomas Enhco au Festival Musiq'3 2018

Le Festival Musiq'3 avec Vassilena Serafimova et Thomas Enhco
2 images
Le Festival Musiq'3 avec Vassilena Serafimova et Thomas Enhco - © Culture Archives - Les Jolis Mondes

Musiq'3 et La Trois vous proposent de retrouver les petits chouchoux du public du Festival Musiq'3, la marimbiste Vassilena Serafimova et le pianiste Thomas EnhcoLe duo a déjà procuré des sensations fortes au public du Festival et revient cette année nous présenter son nouveau projet autour de J.S. Bach. Le rendez-vous est donné ce vendredi 19 octobre sur La Trois à 21h05.

Vassilena Serafimova est une percussionniste et marimbiste bulgare.

Elle s'est formée au Conservatoire National de Région (Versailles), au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris et à la Juilliard School de New York. C'est également à New York qu'elle fait ses débuts en tant que soliste, au Carnegie Hall.

Thomas Enhco est un pianiste, violoniste et compositeur français. Il est spécialisé dans la musique classique et jazz.  

Ce duo se distingue pour sa particularité de franchir les limites entre le classique et le jazz. Pour faire ressortir ce talent, ils ont choisi le compositeur J.S. Bach, dont le répertoire est facilement adaptable sur quasi tous les instruments.

Vassilena Serafimova et Thomas Enhco mettent en valeur le rythme, la mélodie et la polyphonie, qui font la richesse de l'œuvre de Bach, en faisant preuve d'une grande et unique habilité musicale.

Ce duo attachant vous donne un petit avant-goût de ce qui vous attend ce vendredi. 

DOCUMENTAIRE | Martha Argerich, Bloody Daughter

La fille de Martha Argerich et Stephen Kovacevich, Stéphanie, réalise un documentaire personnel sur la vie et l'œuvre de sa mère. Martha Argerich est pour de nombreux auditeurs un véritable mythe.

Celle qui remporta trois prix au Concours international de Piano Frédéric Chopin à Varsovie en 1965, a marqué plusieurs générations de musiciens. Ses enregistrements font figures de références, et ses concerts constituent toujours des événements incontournables. Alternant éléments biographiques et témoignages, le film permet de découvrir une autre facette de la pianiste la plus influente de sa génération : au-delà de l'aspect artistique, celle du cercle familial et de l'intime. 

Troisième fille de la pianiste Martha Argerich, après Lyda Chen et Annie Dutoit, ses deux demi-sœurs, Stéphanie Argerich n’a pas été reconnue par son père, Stephen Kovacevich, autre géant du clavier dont le nom résonne avec une force poétique pour tous les amateurs de musique. Depuis sa plus tendre enfance, elle a entretenu un lien fusionnel avec sa mère, qu’elle accompagnait dans la plupart de ses déplacements et qu’elle filme depuis l’adolescence. Sa relation avec son père, qui ne vivait pas avec elles, était de fait beaucoup plus distante, même si aujourd’hui les liens se resserrent entre eux. Mais le sujet central de Bloody daughter – "sacrée fille", le surnom affectueux que le pianiste américain donnait à Stéphanie –, c’est la relation entre une mère "déesse" à la fois proche et inaccessible et ses trois filles. Un clan matriarcal hors du commun dont Martha Argerich, 72 ans et désormais grand-mère, est à la fois le pilier et l’enfant terrible.

Depuis qu’ils ont accédé à la gloire, les médias ont essayé en vain d’approcher Martha Argerich et Stephen Kovacevich. Aussi ce film tourné dans leur intimité est-il en soi un véritable événement. Autoportrait de famille à la fois personnel et universel, Bloody daughter questionne avec une sincérité et une émotion à fleur de peau les liens entre parents et enfants et la part d’opacité qu’ils recèlent, a fortiori quand on est la fille de deux monstres sacrés, absorbés par un mystère plus grand qu’eux-mêmes : la musique. Filmant sa mère dans les moments de sa vie quotidienne – au réveil, au fil de ses constants déplacements, en concert, en répétition, dans sa loge…–, la contemplant dans de beaux extraits d’archives, la confrontant aux films de famille qu’elle a tournés autrefois, Stéphanie Argerich parvient à concilier proximité et distance pour adresser aux siens ce beau "film de réconciliation", qui n’élude ni la douleur ni l’amour partagés. Un film constamment irrigué par une émotion brute qui ne passe ni par les mots, ni par les événements, mais par une approche musicale de la réalité, au plus près des visages, des sensations, du temps qui passe.

Réalisation : Stéphanie Argerich
Production : ARTE France, Idéale Audience, Intermezzo Films (2012)

Newsletter Musiq'3

Restez informés chaque lundi des évènements, concours et CD de la semaine.

OK