Leoš Janáček : Sinfonietta

Janacek pense d’abord composer des pièces originales pour cuivres, inspirées de la grande tradition populaire mais, alors qu’il est en plein dans ses réflexions formelles, il reçoit la commande d’une grande pièce d’orchestre censée célébrer avec lustre et brio la naissance de la jeune république de Tchécoslovaquie. C’est d’abord une symphonie militaire qu’il compose, pour grand ensemble, avec prédominance de cuivres – 25 cuivres dans la nomenclature orchestrale ! – plus tard, la pompe du titre " symphonie militaire " s’efface au profit d’une "sinfonietta", plus sobre. On y retrouve tout ce qui fait la richesse de Leos Janacek, notamment cet art de l’orchestration qui relèverait de l’expressionnisme hoquetant, ces vastes phrases lyriques toujours contrariées par une forme de coït interrompu, ces soubresauts qui jaillissent de partout, cette pompe mi- amusée mi- sérieuse et puis ici, une sorte de nationalisme véhément qui fait bomber le torse à notre Sinfonietta.

Invités : Martine Dumont-Mergeay, Yoann Tardivel et Michel Stockhem.

  • I. Allegretto — Allegro maestoso (Fanfare)
  • II. Andante — Allegretto (The Castle, Brno)
  • III. Moderato (The Queen's Monastery, Brno)
  • IV. Allegretto (The Street Leading to the Castle)
  • V. Andante con moto (The Town Hall, Brno)
2 images
Leoš Janáček : Sinfoniette (1926) © Tous droits réservés
Newsletter Musiq3

Restez informés chaque vendredi des évènements, concours et CD de la semaine.

OK