Le pianiste Nelson Freire est décédé

C’est une légende du piano qui s’en est allée. Le pianiste brésilien Nelson Freire, considéré comme l’un des plus grands et des plus brillants pianistes de la seconde moitié du XXe siècle est décédé, dans la nuit de ce dimanche 31 octobre. Il venait de fêter ses 77 ans.

Musiq3 lui rend hommage dès aujourd'hui dans ses différentes émissions.

Monstre sacré du piano, grand ami de la pianiste Martha Argerich, le pianiste brésilien Nelson Freire est décédé dans la nuit du dimanche 31 octobre au lundi 1er novembre, à Rio de Janeiro. Il avait 77 ans. Il y a deux ans, en 2019, comme le rappellent nos confrères de Radio Classique, Nelson Freire a été victime d’une lourde chute, entraînant une sévère fracture au bras, annulant tous ses récitals de l'année. Son retour sur scène, programmé pour l'année 2020, avait été retardé par la pandémie de coronavirus. Plus récemment, Nelson Freire a renoncé au Concours International Chopin de Varsovie, où il devait siéger parmi les membres du jury, aux côtés de son amie Martha Argerich.

Né à Boa Esperança, au Brésil, en 1944, Nelson Freire présente très jeune un vrai don pour la musique. Virtuose précoce, il commence le piano à l’âge de 3 ans avec sa sœur et commence son véritable apprentissage à l’âge de 5 ans auprès de Lucia Branco et de Nise Obino. Prodige du piano, il remporte à l’âge de 13 ans seulement le Concours International de piano de Rio de Janeiro avec le Concerto Empereur de Beethoven, récompense qui lui permettra d’obtenir une bourse pour aller étudier à Vienne avec Bruno Seidlhofer. C’est là qu’il rencontre l’une de ses plus grandes et plus fidèles amies, Martha Argerich, qui a alors 17 ans, avec laquelle il se produira de nombreuses fois.

Nelson Freire rentre à 18 ans au Brésil. Il est déprimé et a perdu le goût du piano. Une seule pièce lui fera reprendre goût à la musique, les Rhapsodies de Brahms, dont un ami lui a offert la partition. À partir de ce moment-là, la musique ne quittera plus Nelson Freire, qui enchaîne les récompenses. En 1964, à l’âge de 20 ans, il reçoit la Médaille Dinu Lipatti à Londres et ensuite le Premier Prix du Concours Vianna-da-Motta, à Lisbonne, ex aequo avec Vladimir Krainev.

Excellant dans le répertoire romantique, ses interprétations de Chopin, Liszt, Brahms ou encore Rachmaninov resteront dans les mémoires. Il a joué dans les plus belles salles de concerts au monde et a joué avec les plus grands chefs d’orchestre, parmi lesquels André Previn, Rudolf Kempe, Pierre Boulez, Kurt Masur et Lorin Maazel.

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