Le grenier de Pascal : Robert Doisneau

Robert Doisneau
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Robert Doisneau - © Robert Doisneau

Robert Doisneau a inscrit sur la pellicule un monde aujourd’hui disparu.

Le photographe, né le 14 avril 1912, étudie les arts graphiques à l’Ecole Estienne, une école des arts et des industries graphiques, où il obtient un diplôme de graveur et de lithographe en 1929. Cette formation aiguise son regard. Robert Doisneau prend l’habitude de tout regarder à la loupe. Il est engagé en 1934 en qualité de photographe industriel à l’usine Renault à Boulogne-Billancourt. Il rencontre Charles Rado, le fondateur de l’agence Rapho, peu de temps avant le début de la deuxième guerre mondiale. L’aventure commencera véritablement après la guerre. Robert Doisneau deviendra photographe indépendant. Un photographe parmi les plus populaires de l’après-guerre. Un des grands représentants du courant humaniste de la photographie, comme l’étaient Willy Ronis, Edouard Boubat et Izis.

 

A l’époque de notre entretien, la photo "Le baiser de l’hôtel de ville" faisait l’objet d’une controverse. L’image n’avait pas enregistré le passage furtif d’un couple d’amoureux, mais bien une scène jouée par deux comédiens. La magie d’un baiser volé était rompue. Robert Doisneau avait malgré tout capté l'atmosphère du Paris populaire et de sa banlieue avec des images titrées par Jacques Prévert ou commentées par Blaise Cendrars. L’album Trois secondes d’éternité publié en 1979 aux éditions Contrejour condensait le temps en réunissant des épreuves prises au millième de seconde par un photographe qui marchait beaucoup et qui captait l’instant, sans véritable méthode… disait-il.

 

Rencontre au domicile du photographe, Place Jules Ferry à Montrouge, le 17 décembre 1992.

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