Le Centenaire d’Arthur Grumiaux sur Musiq3

Né le 21 mars 1921 à Villers-Perwin, Arthur Grumiaux occupe une place de choix parmi les violonistes légendaires du XXe siècle. Il a mené une formidable carrière internationale, collaborant en soliste avec les plus grands chefs tout en étant un des plus fins chambristes de son époque. Ce dimanche 21 mars, nous célébrons le centenaire de ce grand interprète belge.

Dans le sillage d’Henri Vieuxtemps, Eugène Ysaÿe et César Thomson, Arthur Grumiaux est l’une des figures emblématiques de l’école belge de violon. À l’occasion du centenaire de sa naissance, ce dimanche 21 mars 2021, nous vous proposons plusieurs émissions consacrées au virtuose belge.

Le 21 mars à 20h, deux concerts d’archives permettront d’illustrer les différentes facettes du maître aux côtés de prestigieux collègues : en soliste dans le concerto de Bruch, dirigé par Yehudi Menuhin, et partageant la scène avec, notamment, Paul Tortelier, au Festival de Prades.

Cécile Poss et Axelle Thiry retraceront son parcours et préciseront son influence durable sur le monde musical leurs émissions respectives "Grands Interprètes" (samedi 20 mars à 9h) et "Voyages" (dimanche 21 mars à 9h).

Et bien entendu, durant tout le week-end, la programmation se teintera des enregistrements d’Arthur Grumiaux.

Arthur Grumiaux, le violoniste belge légendaire

Né dans une famille où la musique a un rôle essentiel, le jeune Arthur est très vite attiré par la musique et reçoit ses premiers cours de solfège de la part de son grand-père. Véritable enfant prodige, il se produira pour la première fois en public à l’âge de 5 ans et demi et étudiera le violon et le piano au conservatoire de Charleroi, et travaillera ensuite le violon au Conservatoire de Bruxelles aux côtés d’Alfred Dubois, un disciple d’Eugène Ysaÿe. Il obtient un premier prix de violon en 1935. En 1939, lauréat du Concours Vieuxtemps, Arthur Grumiaux part à Paris pour étudier avec Georges Enesco. De retour à Bruxelles, il remporte le Concours national belge.

Son début de carrière prometteur sera freiné en raison de la seconde guerre mondiale. Il donnera toutefois quelques concerts en Belgique, qui donneront aux Nazis l’occasion de mesurer le talent du violoniste belge et de faire pression sur lui pour qu’il prenne les fonctions de premier violon de l’orchestre de la Staatskappelle de Dresde. Poste que Grumiaux refusera catégoriquement et qui le poussera à se réfugier dans la clandestinité, jouant pour les soldats américains et britanniques.

Ce n’est qu’après la libération que sa carrière internationale décolle. Nommé assistant de son maître Alfred Dubois, auquel il succédera en 1949 avant d’enseigner à la Chapelle Royale de Belgique, Arthur Grumiaux enchaîne également les tournées internationales. Dès 1950, il forme avec Clara Haskil, rencontrée à Prades grâce à Pablo Casals, l’un des plus célèbres duos violon-piano du XXe siècle. Grand mozartien, il enregistre avec Clara Haskil les six sonates pour violon du maître salzbourgeois, et grave sur disque les concertos de Mozart, en 1956 à Vienne, pour le bicentenaire de la naissance du compositeur. En 1967, il fonde un trio à cordes avec l’altiste Georg Janzer – du Quatuor Vagh – et la violoncelliste Eva Czako, avant de constituer à nouveau un duo piano-violon avec György Sebok, puis Walter Klein. Parmi les instruments qu’il a joués, on retrouve plusieurs Stradivarius dont le Titan de 1715 et le Général Dupont de 1727, mais également un Guarnerius del Gesu de 1744 ou encore un Vuillaume, un Chanot et un Guadagnini de 1723.

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