La musique du film "The Grand Budapest Hotel" : nostalgie de l'enfance et du merveilleux de Wes Anderson

Retour sur la musique du film Grand Budapest Hotel
Retour sur la musique du film Grand Budapest Hotel - © Tous droits réservés

Chaque mercredi, Camille De Rijck revient sur les plus belles bandes originales de films. Penchons-nous sur la musique du film de Wes Anderson, The Grand Budapest Hotel, une musique écrite par le compositeur français Alexandre Desplat.

Le contexte du Grand Budapest Hotel

Wes Anderson, cinéaste éminemment nostalgie, veut plonger sa nostalgie dans le Mitteleuropa de l’entre-deux-guerres. Nous sommes dans un petit hôtel perdu dans un pays imaginaire de Mitteleuropa – cela pourrait être la Sildavie de Tintin par exemple – et dans cet hôtel merveilleux, il y a un maître d’hôtel qui s’appelle M. Gustave, interprété par Ralph Fiennes.

Comme tout bon maître d’hôtel qui se respecte, M. Gustave veille aux moindres détails. Et il a une excellente habitude, celle de se donner plus que de raison à ses clientes d’âge mûr. Et c’est ce qu’il fait avec Frau Desgoffe und Taxis, une richissime femme de très haute noblesse. En le quittant, elle a une sorte de mauvais pressentiment et dit à M. Gustave : J’ai l’impression que je ne te reverrai jamais. Et effectivement, en rentrant chez elle, elle tombe raide morte. En venant rendre un dernier hommage à madame Desgoffe und Taxis, M. Gustave apprend qu’il hérite d’une magnifique toile qui s’appelle Boy with apple et qui est l’essentiel de la richesse de la famille.

Bien évidemment, M. Gustave va être poursuivi d’une part par la police qui croit que M. Gustave a empoisonné sa chère amie et, d’autre part, par la famille de cette dernière.

Recréer l’ambiance du film à travers sa musique

Avec cette bande originale, Alexandre Desplat a essayé de recréer cette ambiance imaginaire non seulement avec l’utilisation d’un instrument rare, la balalaïka, mais aussi en utilisant l’instrumentarium de grandes musiques de films qui se sont déroulés dans le Mitteleuropa : on pense bien sûr à Vienne qui est la ville centrale de ce Mitteleuropa et à la musique du Troisième homme de Carol Reed.

C’est à partir de ces éléments et de cette musique alpestre qu’Alexandre Desplat essaye de dessiner une partition qui est aussi un peu loufoque parce que le cinéma de Wes Anderson l’est absolument tout le temps, qui est bercé de nostalgie, de nostalgie vers l’enfance, vers le merveilleux.

Cette bande originale et son compositeur ont d’ailleurs remporté l’Oscar de la meilleure musique de film en 2015.

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