L'orgue du Conservatoire de Bruxelles a retenti une dernière fois avant sa restauration

L'orgue du Conservatoire de Bruxelles a retenti une dernière fois avant sa restauration
L'orgue du Conservatoire de Bruxelles a retenti une dernière fois avant sa restauration - © Tous droits réservés

L’orgue du Conservatoire royal de Bruxelles a joué ce jeudi 28 novembre 2019 pour la première fois depuis longtemps et pour la dernière fois avant sa restauration. Il va sous peu être arrêté et les fusibles vont être débranchés pour des raisons de sécurité, a indiqué Marianne Hiernaux, porte-parole de Beliris, la structure du fédéral chargée des grands projets de la Région bruxelloise.

Des travaux de restaurations à l’étude

Les études de restauration du Conservatoire et de son orgue sont actuellement toujours en cours. Le bureau d’études avait été désigné à l’automne 2018. Le plan directeur sera présenté début 2020. Suivront les études de projets pendant au moins un an. Les travaux en restauration en eux-mêmes prendront au minimum de 3 à 4 ans.

Beliris dispose d’un budget de 2,35 millions d’euros pour mener les premières étapes du projet. La tranche ferme de l’étude de restauration représente 515.000 euros. Le montant total incluant le chantier artisanal se comptera en plusieurs dizaines de millions d’euros.

L’orgue Cavaillé-Coll

L’orgue de la salle de concert du Conservatoire royal de Bruxelles a été construit en 1880 par Aristide Cavaillé-Coll, sans conteste le plus grand créateur d’orgues du XIXe siècle. À part le conservatoire de Moscou, le conservatoire de Bruxelles est le seul à disposer d’un instrument aussi précieux.

Il y aura un démontage de l’instrument pour revenir à la fin à son état quasiment originel, c’est-à-dire celui qu’il avait en 1920.

a expliqué Benoît Mernier, professeur d’orgue au Conservatoire royal de Bruxelles.

"Il a été légèrement agrandi par le successeur de Cavaillé-Coll, Charles Mutin, dans les années 20. Puis, malheureusement, dans les années 60, on a voulu le moderniser, le mettre au goût du jour et donc l’électrifier". Koos van de Linde, technicien conseil en orgues, expert de la facture des orgues de la Renaissance ajoute que "la mécanique est beaucoup plus fiable et beaucoup plus durable que la traction électrique actuelle. Tous les problèmes que l’on a avec l’instrument aujourd’hui sont d’abord liés à la traction électrique".

Les bâtiments néoclassiques du Conservatoire qui datent de 1872 sont aussi concernés par ces études de restauration. Le site, classé dans sa quasi-totalité, abrite deux institutions d’enseignement de type universitaire dans les domaines de la musique et des arts de la parole ainsi qu’une bibliothèque.

 

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