L’Opéra de Paris lance sa plateforme de vidéo à la demande

Début décembre, l’Opéra de Paris a lancé sa toute première plateforme de vidéo à la demande. Baptisée "L’Opéra chez soi", elle propose un catalogue productions d’opéras et de ballets captés depuis 2012 mais proposera également des diffusions en direct ainsi que des ateliers et des classes de maître proposés par l’Orchestre, l’Académie, le Ballet et l’Ecole de danse "maison".

L’année 2020 aura été une année rouge pour l’Opéra de Paris, qui a dû faire face successivement à une grève historique du personnel et à la crise sanitaire, qui ont entraîné l’annulation de 145 représentations, soit une perte de l’ordre de 50 millions d’euros. Cette crise sanitaire a poussé l’institution à "[s'] adapter et à [se] renouveler", a expliqué le nouveau directeur de l’institution, Alexander Neef, dans une conférence de presse, donnée en distanciel fin novembre dernier.

Toucher un plus large public avec une diffusion numérique

A l’heure où les salles de spectacle sont toujours fermées au public, en France comme en Belgique, l’objectif de cette nouvelle plateforme est de permettre à "des publics plus larges d’accéder à la programmation via une diffusion numérique", a indiqué Alexander Neef. Les prix demandés pour les productions se veulent démocratiques, entre 7,9€ et 12€ pour les contenus déjà disponibles sur la plateforme.

Le 13 décembre prochain, le Ballet La Bayadère, capté cette fin d’année, sera diffusé en direct sur la plateforme et sera ensuite accessible pendant 7 jours en vidéo à la demande. Actuellement, deux opéras et un ballet sont disponibles à la "location", le Lac des Cygnes (production de 2016), Le Barbier de Séville de Rossini (production de 2015) et Rigoletto de Verdi (production de 2016).

Il y a également une série de concerts et récitals qui sont disponibles gratuitement.

Découvrir la plateforme "L’Opéra chez soi".

Trouver un modèle économique

Comme le précise Martin Ajdari, numéro 2 de l’opéra, lors de la conférence de presse, l’idée est "de trouver un modèle économique qui permette de valoriser les œuvres diffusées et de répondre aux craintes exprimées par les artistes invités, par les artistes maison et par des producteurs que la diffusion gratuite dévalorise le produit créatif et leur interprétation de l’œuvre".

Au premier confinement, 13 opéras et 8 ballets diffusés gratuitement par l’Opéra avaient attiré 2,5 millions de vues sur les réseaux sociaux de l’institution.

Outre un catalogue qui doit puiser dans les captations de spectacles faites depuis 2012, la nouvelle plateforme proposera des ateliers et des masters classe avec le Ballet, l’Académie, l’orchestre mais aussi l’Ecole de danse de l’Opéra de Paris. Pour l’institution lyrique, il ne s’agit évidemment pas de remplacer l’expérience live de la musique mais bien de l'enrichir.

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