L’ode à la joie chantée par une chorale de robots, un air de mauvais film de science-fiction

Vous connaissez tous l’Ode à la joie, partie chorale issue de la Neuvième Symphonie d’un certain Ludwig von Beethoven. Il existe un nombre incalculable de versions, mais nous vous proposons d’en découvrir une nouvelle, chantée, non pas par des Muppets ou Rowan Atkinson, mais par une chorale formée de 14 robots et deux chanteurs.

Après vous avoir proposé une revisite tout à fait personnelle et hilarante de l’Ode à la joie en version orchestre confiné Muppets, ou encore une version tout aussi hilarante de Rowan Atkinson qui improvise les paroles de l’hymne européen, mais aussi une version instrumentale interprétée par une centaine de thérémines, voici une nouvelle version de cette partie la plus célèbre de la Neuvième Symphonie de Beethoven, interprétée par la chorale Mirai Capsule.

En japonais, "mirai" signifie futur. Et de quoi serait composée une chorale venue du futur ? Pourquoi pas de robots chanteurs ? Non, nous ne sommes pas dans un remake version comédie musicale de la Guerre des étoiles, mais bien au Japon, chez Tomomi Ota. Tomomi est diplômée en design multimédia et en musique et, depuis 2014, elle vit avec un nouveau compagnon du nom de Pepper.

Pepper, c’est un robot humanoïde conçu par la société SoftBank Robotics et qui, depuis plusieurs années, trouve sa place dans des entreprises japonaises mais aussi européennes. Pepper est le premier robot humanoïde au monde capable d’identifier les visages et les principales émotions humaines, il est capable d’interagir avec les humains, notamment à travers sa tablette tactile.

Lors de son lancement en 2014, Tomomi Ota est immédiatement séduite par ce petit droïde et arrive à acquérir l’un des précieux exemplaires. C’est le début d’une grande histoire d’amour entre la Japonaise et Pepper, qu’elle emmène partout. En 2016, elle a l’idée de fonder sa propre chorale de petits chanteurs Pepper. Elle réunit 14 robots pour chanter l’Ode à la joie de la Neuvième Symphonie de Beethoven. Les robots, chacun relié à un programme déterminant leur tessiture et leur permettant d’interagir avec les autres voix chantées, interprètent la partie chorale aux côtés de Tomomi et de Kansuke Nishida, un ami de cette dernière. Pas sûr que Beethoven aurait apprécié cette version.

Nous vous laissons juges du résultat, largement discutable, de cette prestation.

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