Inauguration du nouveau Musée de l'Afrique centrale

Inauguration du nouveau Musée de l'Afrique centrale
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Inauguration du nouveau Musée de l'Afrique centrale - © Tous droits réservés

Le Musée Royal de l’Afrique centrale à Tervuren rouvre après cinq ans de travaux.

Rénovation et agrandissement

Le Musée historique se reflète sur les vitres du nouveau pavillon d’accueil, une réalisation de l’équipe d’architectes de Stéphane Beel. L’ajout contemporain transparent précède un couloir fleuve qui conduit au bâtiment ancien. Une pirogue de 22,5 mètres de long qui dessine un trait sombre dans l’environnement blanchâtre accompagne le passage vers l’aire ancienne du musée. L’architecture de Charles Girault rénovée retrouve l’éclat de sa splendeur. Les fresques classées ont été nettoyées. Le discours de la colonisation réapparaît en pleine lumière. L’entreprise de Léopold II, le roi colonisateur, est signée d’un double L.

Guido Gryseels, le directeur du musée, nous fait visiter. 

Une vision critique de la colonisation

Le Musée a collaboré avec les diasporas afin de revoir le récit et d’intégrer une approche critique du passé colonial. Mission difficile, voire impossible, car le bâtiment est chargé comme une pile. La nouvelle exposition permanente revoit de manière scientifique le narratif ancien, en abordant l’histoire coloniale et l’Indépendance ou le Paradoxe des Ressources, mais la scénographie discrète véhicule peu d’images fortes, aptes à susciter l’interrogation et à ouvrir le débat.

Un dépôt de sculptures apporte l’image choc. La salle rassemble dans un apparent désordre un pêle-mêle d’œuvres coloniales déboulonnées de leur socle.

Mona Mpembele, administratrice COMRAF, comité concertation avec les associations africaines, nous parle de ce "dépôt de sculptures". 

L’homme-léopard est la sculpture la plus emblématique de ces œuvres que le musée ne peut plus exposer dans le parcours nouveau émaillé de quelques interventions d’artistes contemporains.

Le Congolais Aimé Mpané occupe l’espace de la grande rotonde avec une haute sculpture en bois ajouré.

Le profil d’un Homme africain s’élève aux côtés des sculptures monumentales d’Arsène Matton, un sculpteur belge commissionné par la Belgique en 1911 pour étudier les peuples du Congo. Les statues dorées sont légendées : La Belgique apporte la sécurité …. le bien être …. la civilisation au Congo.

La restitution des œuvres aux anciennes fait débat

Les riches collections du Musée Royal de l’Afrique Centrale de Tervuren sont sous les feux de l’actualité. La restitution des œuvres aux anciennes colonies fait débat et les statues, les masques, les instruments silencieux n’ont pas voix au chapitre, mais semblent s’animer de manière magique dans leurs vitrines anciennes, classées et restaurées.

Interview de Rémy Jadinon, ethnomusicologue au Musée de Tervuren

Il nous parle de la salle du musée consacrée à la langue et la musique. 

La musique est un langage culturel

Exposition temporaire "Art sans pareil"

Interview de Julien Volper, ethnologue au Musée de Tervuren.

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