Camille Thomas fait vibrer l’Institut du monde arabe de Paris avec le Kaddish de Ravel

La violoncelliste franco-belge continue de réveiller, par le doux son de son Stradivarius Feuermann, les musées et lieux culturels français endormis depuis le second confinement. Après avoir investi Musée des Arts Décoratifs de Paris, le château de Versailles et le Musée d’Histoire naturelle, elle interprète le magnifique Kaddish de Ravel dans le cadre enchanteur de l’Institut du monde arabe de Paris.

Un message de lumière et de paix

Après avoir interprété l’air Una furtiva lagrima de Donizetti dans le Musée des Arts décoratifs, la Danse des esprits bienheureux de Glück dans le secret Théâtre de la Reine de Versailles et The Songs my mother taught me de Dvorak au cœur de la Galerie de l’évolution du Musée d’histoire naturelle, Camille Thomas nous invite à un moment spirituel, suspendu dans le temps, au cœur d’une architecture qui représente, selon la violoncelliste, un "pont entre la culture arabe et occidentale".

Pour cette nouvelle vidéo, Camille Thomas interprète l’un des morceaux qu’elle a le plus joués lors de ses concerts sur les toits de Paris pendant le premier confinement, le Kaddish, cette prière juive pour les morts écrite par le compositeur français Maurice Ravel à partir de sons arabes. Et c’est l’Institut du monde arabe de Paris, avec sa très belle architecture, qui a servi d’écrin pour cette interprétation.

Dans le mot de présentation qui accompagne la vidéo, Camille Thomas déclare vouloir délivrer, à travers cette interprétation, un "message de lumière et de paix" : "La musique est un symbole d’espoir, d’union possible entre différentes cultures et religions. Langage universel, il touche directement l’âme et aborde ce qu’il y a de plus profond en nous. J’espère que ce Kaddisch de l’Institut du Monde Arabe résonnera comme un message de lumière et de paix. Cette prière juive pour les morts, écrite par le compositeur français d’origine catholique Maurice Ravel à partir de sons arabes, réunit les trois grandes religions de la musique dans ce lieu très particulier qui, par son architecture, représente un pont entre la culture arabe et occidentale. Rendant hommage au monde arabe, à ses valeurs spirituelles et culturelles, ces notes s’élèvent, transcendent et abordent ce qui nous dépasse et nous unit en même temps : l’Absolu."

Ces magnifiques images sont immortalisées par le réalisateur Martin Mirabel, qui accompagne Camille Thomas dans ce cycle de "Voix d’espoir au musée" et c’est le Brussels Philharmonic, dirigé par Mathieu Herzog, qui accompagne la violoncelliste.

Le Kaddish de Maurice Ravel, interprété par Camille Thomas à l’Institut du monde arabe de Paris

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