Après Chopin, Schubert et Liszt, l’artiste plasticien Hadi Karimi dévoile Brahms et Schumann en 3D

C’est décidément tout le panthéon des grands compositeurs romantiques que Hadi Karimi s’attache à faire revivre ! Depuis le mois de mai, cet artiste plasticien iranien spécialisé dans la reconstitution 3D des visages a déjà connu un grand succès sur les réseaux sociaux, d’abord avec la modélisation 3D de Frédéric Chopin, puis avec celles de Franz Schubert et Franz Liszt. En ce mois d’août, il poursuit sur sa lancée avec le portrait plus vrai que nature de deux incontournables romantiques allemands : Robert Schumann (1810-1856) et Johannes Brahms (1833-1897). Deux compositeurs qui, on le sait, ont été très proches, malgré 23 ans de différences…

Hadi Karimi, qui vit à Téhéran, était surtout connu jusqu’ici pour ses portraits de star du rock, de la variété et du cinéma, de Freddie Mercury à Mickael Jackson, en passant par Audrey Hepburn et Grace Kelly. Mais cette nouvelle diversification de son répertoire lui vaut un succès plus grand encore. Il faut dire que l’on dispose forcément d’un nombre beaucoup plus restreint d’images de ces personnalités disparues au 19e siècle. La démarche de reconstitution faciale séduit donc à la fois par la prouesse technique qu’elle représente et par la possibilité qu’elle offre de découvrir ces compositeurs mythiques sous tous les angles et avec un niveau de détail inégalé.

Hari Karimi a voulu représenter Brahms dans sa jeunesse, âgé d’une petite trentaine d’années seulement, pour s’éloigner de l’image qui en est restée, celle d’un homme mûr, légèrement dégarni et à la barbe imposante. Pour y parvenir, il a pu se baser sur un grand nombre de daguerréotypes, un procédé consistant à produire une image sans négatif sur une surface d’argent pur, qui est l’ancêtre de la photographie d’aujourd’hui. Ces clichés ont été réalisés quelques années après la mort de Schumann, au début des années 1860.

 

Pour Schumann, le travail était plus délicat, parce que les sources sont plus rares. Il existe bien quelques daguerréotypes datant de 1850, mais ils sont en très mauvais état. Hadi Karimi a donc été contraint de les recouper avec des portraits datant de la même époque, mais mis à part la coiffure, il n’est pas en mesure de garantir leur fiabilité. On le voit donc ici âgé de quarante ans environ, au sommet de sa carrière, alors qu’il ne connaît pas encore Brahms. Et pourtant, cinq ou six ans à peine le séparent de sa mort précoce à l’âge de 46 ans.

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