Albert Ayguesparse, la poésie de l’amour et l’amour de la poésie

Né à Bruxelles en 1900, décédé en 1996, Albert Ayguesparse aura "arpenté" le XXe siècle, mêlant, à ses ombres et à ses lumières, son écriture, sensible, "dénonciatrice, adressée à la part la plus grave comme la plus substantielle de l’homme" comme l’exprime Jean-Luc Wauthier dans son essai sur Ayguesparse.

Même si je n’espère plus, je combats toujours pour l’homme humilié contre le seigneur, pour le monde réel contre la terre promise, pour l’amour contre l’imposture.

Pour Saluer le jour qui naît, La Renaissance du Livre, Bruxelles, p.47

Il a embrassé les courants parmi les plus saillants du siècle : d’abord profondément inspiré par les idéaux révolutionnaires de 1917, il s’engage vigoureusement à gauche (notamment contre le rexisme en Belgique) pendant plusieurs décennies, puis il retrouvera une veine plus philosophique, existentialiste, profondément humaniste, autour d’un des pivots centraux de son œuvre poétique : l’amour, dans son acception la plus large.

Outre son œuvre d’enseignant, sa production littéraire est prolifique : neuf romans, dont un Prix Rossel en 1952 pour "Notre ombre nous précède", trois recueils de nouvelles, cinq essais et une bonne vingtaine de recueils poétiques.

Élu à l’Académie Royale de Langue et Littérature française en 1961, il a été directeur de la revue "Marginales" jusqu’en 1990.

Ayguesparse se dit "contre la confusion des genres" : toutes ces facettes recouvrent des processus créatifs complètement différents.

Découvreur, généreux, il a vu éclore, entre autres, Verhesen, Jean Breton, Nyssen…

Ami de Norge, Goffin, Plisnier, ou encore Soupault, il a, pour modèles en poésie : Rimbaud et les grands poètes soviétiques contemporains.

"L’aube"

"Le plus grand amour"

"A bouche perdue" extrait du recueil "les Armes de guérisons"

"Entre la mer et le rêve"

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