A la découverte de la poésie de Louise Glück, Prix Nobel de littérature en 2020

En écho à l’investiture de Joe Biden à la maison blanche, Adèle a choisi de vous faire entendre la voix d’une poétesse américaine contemporaine, dans le moment poésie de La matinale. Et cette poétesse est Louise Glück, 77 ans, dont la trajectoire littéraire a été récompensée l’an dernier par le prestigieux prix Nobel de littérature.

Louise Glück a publié 12 recueils depuis ses débuts en 1968. Le Nobel n’est pas le premier prix qui honore son travail, avant cela elle avait reçu le National Book Award en 2014 et le prestigieux prix Pulitzer en 1993 pour son recueil The Wild Iris, l’Iris Sauvage.

Si la poésie de Louise Gluck – également professeur d’anglais à l’université de Yale – est très populaire aux Etats-Unis, elle l’est beaucoup moins chez nous, et pour cause, son œuvre est encore très peu traduite en français. Heureusement les choses sont en train de changer, notamment depuis qu’elle a reçu le prix Nobel (2020) puisque Gallimard a annoncé la publication de deux de ses recueils pour le mois de mars 2021 : L’Iris sauvage (The Wild Iris) et Nuit de foi et de vertu (Faithful and Virtuous Night).

Poétesse singulière, l’œuvre de Louise Glück se situe en dehors des grands courants poétiques américains et se définit plutôt par ce qu’elle n’est pas : ni du côté de l’intellect, ni de celui de la confession…
L’auteure trace son sillage dans l’héritage d’Emily Dickinson, elle cultive avec elle le goût de l’ellipse, du fragmentaire, du non fini.

Je suis attirée par les ellipses, les non-dits, les suggestions, les silences éloquents et délibérés. Le non-dit, pour moi, est doté d’un grand pouvoir. Souvent, je souhaite qu’un poème entier puisse être écrit dans ce vocabulaire.


À écouter : Laurence Vielle lit "Paysage aborigène" de Louise Glück, Prix Nobel de Littérature


L’Académie suédoise de son côté a rendu hommage à "sa voix poétique caractéristique, qui avec sa beauté austère rend l’existence individuelle universelle".

Et cette austérité a sans doute à voir avec le ton de son écriture, dénué de sentimentalisme, de fioriture, une écriture à nue, mue par un désir de neutre. "C’est en échappant au personnel, qu’elle arrive à faire une poésie universelle" expliquait Marie Olivier, la spécialiste de son œuvre au micro de France Culture.

Toute la semaine dans le moment poésie de la matinale nous cueillons nos poèmes dans son recueil L’Iris Sauvage traduit par Marie Olivier.

L’échelle de Jacob

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