(Victor) Frankenstein, les objets s’éveillent à la vie

(Victor) Frankenstein, les objets s’éveillent à la vie
2 images
(Victor) Frankenstein, les objets s’éveillent à la vie - © Tous droits réservés

En marge de la création de l’opéra de Mark Grey qui a vu le jour à la Monnaie en mars 2019, la cie Karyatides revisite le chef-d’œuvre de Mary Shelley dans un mouchoir poche. Un spectacle tout public dès dix ans. Jusqu’au 12 mai dans les Ateliers de la Monnaie.

L’une des marques de fabrique de Karyatides est de revisiter les classiques et de les adapter à la petite table du théâtre d’objet. Les plus grands textes : Madame Bovary de Flaubert, Les Misérables de Victor Hugo mais aussi les chefs-d’œuvre lyriques comme Carmen de Bizet peuvent se raconter à travers les objets les plus simples et l’imagination débordante des créateurs.

Verdi, Vivaldi, Bizet, Poulenc… et Céline Dion

Dans les Ateliers de la Monnaie la compagnie ouvre son théâtre aux chanteurs. Kévin Navas au piano et la soprano Virginie Léonard accompagnent les acteurs. Si la maison est prestigieuse, la compagnie n’en oublie pas pour autant l’économie de moyen qu’impose le théâtre d’objet. L’histoire du docteur Frankenstein se raconte à travers les objets du quotidien : un buste de Beethoven, de vieilles poupées de porcelaine, une canne à pêche, un christ en croix…

Les objets s’éveillent à la vie, le chant lyrique leur offre une véritable profondeur, une foule d’émotions est véhiculée : la solitude, l’abandon, le mystère de l’existence. L’adaptation insiste sur les fondements de l’œuvre car c’est en pleurant le décès de sa mère que Victor Frankenstein imagine donner vie à une créature.

La metteuse en scène Karine Birgé au micro de François Caudron

Newsletter Musiq'3

Restez informés chaque lundi des évènements, concours et CD de la semaine.

OK