Un homme si simple, sur les traces d'André Baillon

Un homme si simple, Angelo Bison sur les traces d’André Baillon
Un homme si simple, Angelo Bison sur les traces d’André Baillon - © Alice Piemme

Après L’Avenir dure longtemps de Louis Althusser, Angelo Bison entre dans l’écriture de l’auteur belge André Baillon. Un homme si simple retrace à travers cinq confessions la pensée d’un homme torturé par le quotidien. Jusqu’au 3 mars au Théâtre Poème 2

En 2016, Angelo Bison avait choisi de donner chair à l'écriture de Louis Althusser dans un monologue bouleversant : L’Avenir dure longtemps, ouvrage dans lequel le philosophe Louis Althusser implorait d’être jugé, après avoir commis le meurtre de son épouse dans un geste de démence. Un homme si simple est le deuxième volet d’un diptyque sur la folie.

Un jour, je vis un long mur noir. C'était cela ma vie.

André Baillon écrit ces lignes en 1923 alors qu’il est lui-même admis dans le service psychiatrique de la Salpêtrière. Un homme si simple rassemble cinq confessions. L’auteur y décrit à travers le personnage de Jean Martin, son incapacité à faire face au quotidien. C’est le récit d’un homme déchiré entre la tendresse d’une femme et le plaisir d’une amante, entre le bonheur d’élever une jeune fille et l’horreur de la voir devenir femme.

Angelo Bison entre avec brio dans un rôle complexe s’adressant sans détour au public dans un regard désarçonnant de lucidité.  

Angelo Bison au micro de François Caudron

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