Rétrospective de Stéphane Mandelbaum au Musée Juif de Belgique

Autoportrait au crochet, 1976
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Autoportrait au crochet, 1976 - © Tous droits réservés

La rétrospective consacrée à l’artiste belge Stéphane Mandelbaum par le Centre Pompidou est présentée au Musée Juif de Belgique jusqu’au 22 septembre.

L’exposition est augmentée de quelques œuvres dont une peinture réalisée à l’âge de quinze ans, un troublant autoportrait. Le jeune se représente le corps pendu à un crochet de boucher et le sexe blessé, éclaboussé de sang.

Stéphane Mandelbaum est un artiste précoce qui maîtrise les codes de la peinture et projette ses obsessions dans une œuvre dessinée, foisonnante, compulsive et violente, réalisée en une dizaine d’années. Stéphane Mandelbaum portraiture Rimbaud, Pasolini et Francis Bacon, ses figures d’identification. Il dessine les hauts dignitaires nazis, ses figures de répulsion, et les portraits de Rhöm et de Goebbels se mêlent à des représentations pornographiques. Il souille la parfaite exécution de ses dessins de textes mêlés d’injures et d’insultes. Il fantasme une judéité. Son père, le peintre Arié Mandelbaum, est juif. Sa mère, l’illustratrice Pili Mandelbaum, ne l’est pas. Le fils ne peut prétendre être juif. Stéphane qui fréquente des milieux interlopes est mêlé au vol d’un tableau de Modigliani. La pègre aura sa peau. Il meurt assassiné en 1986. Il avait 25 ans. L’œuvre réalisée dans l’urgence privilégiait le dessin. Forte, à la limite de l’insupportable, elle écorche le regard comme une exécution capitale.

Interview de Bruno Benvindo, co-commissaire de l’exposition bruxelloise

Au micro de Pascal Goffaux.

Anne Montfort, commissaire de l’exposition parisienne

Au micro de pascal Goffaux.

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