"Mabele Eleki Lola !", les sculptures monumentales de Freddy Tsimba au Musée royal de l'Afrique centrale

« Mabele Eleki Lola ! », les sculptures monumentales de Freddy Tsimba au Musée royal de l’Afrique centrale
« Mabele Eleki Lola ! », les sculptures monumentales de Freddy Tsimba au Musée royal de l’Afrique centrale - © François Caudron

Première exposition temporaire de l’AfricaMuseum depuis sa réouverture en décembre 2018, " Mabele Eleki Lola " présente le travail de l’artiste kinois Freddy Tsimba. 22 sculptures imposantes entrent en dialogue avec les pièces ethnographiques du musée.

Freddy Tsimba est sculpteur. Dans son atelier de Kinshasa, il travaille le bronze et les matériaux de récupération. Il rassemble des douilles de guerre glanées sur les champs de bataille, mais aussi des machettes et des objets usuels comme des clefs ou des ciseaux. Ces différents objets, il les soude, les fond, les sculpte pour construire des œuvres imposantes qui réveillent le souvenir d’un passé douloureux.

Une œuvre invite le visiteur à entrer dans l’exposition. Quatre hommes sculptés à partir d’obus antiaériens tirent un chariot vers une destination inconnue. "On a même pas donné un nom à ces gens-là".

Freddy Tsimba au micro de François Caudron

« Mabele Eleki Lola ! » La terre, plus belle que le paradis

Freddy Tsimba évoque la cruauté de la guerre, la violence faite aux femmes mais aussi le pouvoir écrasant de l’église coloniale. Une très belle sculpture représente un ange déchu qui pleure le visage entre les mains. Cet ange a été réalisé à partir de plusieurs centaines de clefs ; les clefs d’un paradis qu’il va devoir trouver ici-bas.

Freddy Tsimba au micro de François Caudron

Jean Bofane, commissaire de l’exposition

22 sculptures monumentales entrent en dialogue avec les pièces ethnographiques du musée. Le Musée royal de l’Afrique centrale est porteur d’un lourd passé colonial. L’auteur Jean Bofane est le commissaire de cette exposition. A travers ce dialogue, il entendait marquer les esprits et raconter une autre histoire du Congo et de la colonisation. A l’image de cet abri sculpté à partir de centaines de machettes. "Il fallait ouvrir des brèches dans les murs de ce musée"

Jean Bofane au micro de François Caudron

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