Le Boléro de Ravel : une controverse autour de ses droits d'auteur

Le Boléro de Ravel : une controverse autour de ses droits d'auteur
Le Boléro de Ravel : une controverse autour de ses droits d'auteur - © Tous droits réservés

Nouveau rebondissement judiciaire dans l'affaire des droits d'auteurs du Boléro de Ravel : la Sacem est assignée devant le Tribunal de grande instance de Nanterre pour que soit déclaré un coauteur du Boléro

Ce jeudi 22 novembre, nous célébrons le nonantième anniversaire du célèbre Boléro de Ravel. Et si cette oeuvre fait encore parler d'elle aujourd'hui, ce n'est pas uniquement parce qu'elle est l'une des plus célèbre et populaire du répertoire classique. 

En effet, depuis plusieurs mois, les droits d'auteurs du Boléro de Ravel sont au centre d'une véritable saga judiciaire. Ce qui est en jeu, le possible retour de l'oeuvre dans le domaine privé, ce qui garantirait aux ayants droit actuels de Ravel de retoucher énormément d'argent, le Boléro de Ravel étant l'une des œuvres classiques les plus jouées dans le monde. 

Il faut savoir qu'actuellement les ayants droit de Ravel ne touchent plus un centime lorsqu'un orchestre joue le Boléro. Et pour cause, l'oeuvre est entrée dans le domaine public le 1er mai 2016, supprimant par conséquent les droits patrimoniaux que les ayants droit pouvaient avoir sur l'oeuvre.

Pourtant, en juin 2018, cette entrée dans le domaine public du Boléro a été remise en question. En effet, le journal français Figaro rapporte que la Sacem, la société des auteurs, a été assignée devant le tribunal de grande instance de Nanterre

Les actuels ayants droit de Ravel et les héritiers d'Alexandre Benois, décorateur du ballet Boléro commandé à Ravel par Ida Rubinstein, réclament qu'Alexandre Benois soit déclaré coauteur du Boléro

Ce dernier étant décédé en 1960, sa date de mort permettrait à l’œuvre de revenir dans le domaine privé et repousserait son entrée dans le domaine public à l'année 2039. "Un bonus de 20 millions d’euros à se partager selon nos informations", écrivent Thierry Hillériteau et Léna Lutaud, journalistes du Figaro.

Une affaire pas encore classée

En mai 2016, peu avant l'entrée de l'oeuvre dans le domaine public, la Sacem avait déjà rejeté une proposition similaire de la part des héritiers Benois. Ceux-ci reviennent à la charge et réclament 250.000 euros pour les dommages économiques et 10.000 euros pour ceux moraux ainsi que pour la nomination d'un expert.

Une audience est fixée en 2019 pour discuter de ces enjeux.

Affaire à suivre...

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