La soprano Sarah Defrise chante Joseph Jongen au festival Midis-Minimes

Très jeune, Sarah Defrise formait le vœu de devenir comédienne. Elle foule aujourd’hui les scènes des théâtres dédiés au chant lyrique. La soprano légère chantera à la Monnaie à la rentrée dans un premier opéra post-confinement, Is this the end ?, composé par Jean-Luc Fafchamps.

Elle interprétera des mélodies de Joseph Jongen le mercredi 8 juillet à 12h15 au Conservatoire de Bruxelles, dans le cadre du festival Midis Minimes.

Sarah Defrise a entrepris l’enregistrement intégral des cinquante-deux mélodies du compositeur liégeois. Le label Musique en Wallonie a publié un premier volume ; deux autres suivront.

Joseph Jongen, du romantisme à l'impressionnisme français.

Joseph Jongen puise d’abord ses inspirations littéraires et musicales dans le romantisme français. Il met en musique des poèmes d’Armand Silvestre. Les compositions semblent inspirées du phrasé de Jules Massenet.

En 1897, il remporte le prix de Rome belge. Une bourse lui permet de voyager. Il se rend à Berlin et à Paris. Il est alors influencé par le chromatisme wagnérien et par l’impressionnisme français. Son écriture qui suscite des comparaisons n’est cependant pas exempte de traits personnels.

Les mélodies de maturité surgissent pendant la première guerre mondiale lors de l’exil en Angleterre du couple Jongen et de leurs trois enfants. Il développe un langage personnel et réalise des audaces harmoniques dans le cycle Les Fêtes rouges op 57 composé sur des poèmes de Franz Hellens. La parenté avec Ravel et Debussy est sensible.

Sarah Defrise est au micro de Pascal Goffaux

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