Giacometti, en quête de "l'Humanité absolue", une exposition à la Cité Miroir

Giacometti, en quête de "l'Humanité absolue", une exposition à la Cité Miroir
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Giacometti, en quête de "l'Humanité absolue", une exposition à la Cité Miroir - © Tous droits réservés

Giacometti, l’humanité absolue est une exposition organisée en partenariat avec la Fondation Giacometti à Paris. Elle est présentée à la Cité Miroir à Liège jusqu’au 17 janvier 2021. Elle rassemble trente-cinq sculptures en bronze datées de 1935 à 1965 et cinquante-deux lithographies tirées de l’ouvrage posthume, Paris sans fin, publié en 1969.

L’exposition éclaire particulièrement les années de l’après-guerre marquées par l’existentialisme et l’amitié qui unit Alberto Giacometti et Jean-Paul Sartre, deux êtres épris de liberté. En 1948, le philosophe publie dans sa revue Les temps modernes un texte sur Giacometti "La Recherche de l’absolu". Le texte sera conjointement publié à Paris et à New York dans le catalogue de l’exposition Alberto Giacometti, Sculptures, Paintings, Drawings à la Pierre Matisse Gallery.

La figure humaine a toujours été au centre des préoccupations de Giacometti. Formé au dessin d’après modèle vivant, il entretient une relation intime avec ses modèles, son épouse Annette et son frère Diego, notamment. Il dessine Jean-Paul Sartre. Il sculpte Simone de Beauvoir. La sculpture évolue dans la période envisagée. Le portrait gagne en expressivité par le travail de la matière et progressivement atteint l’essence de l’expression ou la quintessence de la représentation allant jusqu’au trait qui a valeur de signe et tout l’humain y est concentré.

L’homme qui marche, cette haute sculpture filiforme qui semble provenir de l’antiquité égyptienne, n’est pas présente dans l’exposition. Les sculptures réunies sont de petits formats, voire de très petits formats, les plus fréquents dans la production de Giacometti.

Un ensemble de lithographies extraites de l’ouvrage Paris sans fin croquent sur le vif des scènes de rue et de bar, le déplacement des voitures et des passants. Le trait furtif restitue le battement de la ville et le dessin, inachevé, se complète dans le regard du spectateur.

Emilie Bouvard, directrice des collections à la Fondation Giacometti et commissaire de l’exposition, est au micro de Pascal Goffaux.

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