Focus sur Jacques Moeschal, architecte et sculpteur, à Bozar

Bozar consacre jusqu'en juillet une exposition à l’artiste belge Jacques Moeschal (1913-2004). Architecte de formation, il s’illustre dans la sculpture monumentale en utilisant les moyens de l’architecte : l’échelle, le plan, le béton ou l’acier et la résistance des matériaux.

L’œuvre, plus connue que le nom de son créateur, marque les esprits en 1958, lors de l’Exposition universelle de Bruxelles. Il collabore avec l’architecte Van Doeselaere et l’ingénieur Paduart ; ils signent la Flèche du Génie Civil.

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Le sculpteur défend un art public et un art social. Il conçoit des sculptures comme des signaux qui s’élèvent sur les autoroutes et les humanisent. Les formes abstraites flirtent avec la symbolique. Une grande voile s’élève à Zellik à l’entrée de l’autoroute vers la mer. Telle une vague suspendue dans les airs, depuis 1963, la forme apporte une élégance au paysage autoroutier et une sensualité au matériau utilisé, le béton. La sculpture comme une main ouverte libère le passage.

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Une autre œuvre emblématique. Plantée sur l’autoroute Mons-Paris, au poste frontière d’Hensies, elle adresse un signe d’amitié entre la France et la Belgique. Jacques Moeschal avait imaginé d’autres sculptures pour d’autres frontières en Europe.

A Bruxelles, une grande sculpture en acier se dresse à la porte de Namur. Elle s’intègre moins bien dans le paysage urbain encombré de signes, mais elle garde cependant sa fonction de signal.

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Bozar n’expose pas l’œuvre de Jacques Moeschal, mais l’exposition présente des documents illustrant le processus de création : les plans, les études, les dessins et les modèles réduits. Les maquettes se contemplent comme des sculptures à part entière, mais l’artiste comme un humble artisan ne les considérait pas de cette manière.

Le travail de l’architecte est moins connu. Les plans et les photos rappellent entre autres sa collaboration avec Henry Lacoste : Jacques Moeschal avait imaginé trois projets pour le Congo : une résidence royale qui s’inspire du modernisme brésilien, une église aux étranges coquilles en béton superposées et une maison coloniale qui fait penser au pavillon de Jean Prouvé.

Une exposition à voir à Bozar jusqu'au 21 juillet

Véronique Moeschal, la fille de l’artiste, au micro de Pascal Goffaux.

Iwan Strauven, architecte, un des commissaires de l’exposition, au micro de Pascal Goffaux.

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