Alechinsky, le papier chante aux Musées Royaux des Beaux-Arts de Bruxelles

Alechinsky, le papier chante aux Musées Royaux des Beaux-Arts, Bruxelles
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Alechinsky, le papier chante aux Musées Royaux des Beaux-Arts, Bruxelles - © Tous droits réservés

Les Musées Royaux des Beaux-Arts à Bruxelles présentent une exposition invasive de Pierre Alechinsky. Plus de 200 dessins, aquarelles, eaux-fortes, lithos et peintures couvrent septante ans de création. Les œuvres se répandent dans l’espace. Deux toiles monumentales accueillent le visiteur dans le grand hall. Une collection foisonnante de dessins se déploie dans le patio. Des œuvres dialoguent avec les images du grand surréaliste, dans le Musée Magritte. D’autres tiennent la dragée haute aux personnages grimaçants de James Ensor, dans le Musée Fin-de-Siècle.

Tout l’œuvre d’Alechinsky célèbre le dessin et le papier (qui est parfois marouflé sur la toile). L’artiste utilise des papiers différents. Il s’amuse à dessiner sur des cahiers d’écolier, de vieux registres, des notes d’hôtel et des correspondances.

Pierre Alechinsky avait rejoint le groupe Cobra en 1949. Le voyage au Japon en 1955 avait marqué d’une autre empreinte son pinceau et son encre. Le trait de pinceau rapide raconte des histoires de serpent et de volcan, de pelures d’orange et de Gilles de Binche. Le geste de la main et la danse du corps confèrent au dessin son dynamisme. En témoigne, l’empreinte d’un pied dans le grand format intitulé La nuit polaire.

Pierre Alechinsky a 93 ans, mais son œuvre garde une vivacité et une inventivité exceptionnelle. Le trait serpente. Il donne un rythme organique à toutes les images. Il suggère une nature grouillante aux éléments en gestation, mais d’où viennent toutes ces formes ?

Pierre Alechinsky au micro de Pascal Goffaux en 2007.

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