Walt Disney et la musique classique : aux origines de Fantasia

La musique fait partie intégrante des dessins animés créés par la firme aux grandes oreilles. Et bien avant le long-métrage Fantasia, qui est sans aucun doute l’exemple le plus évident d’utilisation de la musique classique par Disney, le grand Walt avait déjà utilisé la musique classique dans une série de courts-métrages, les Silly Symphonies.

Les Silly Symphonies : aux origines de Fantasia

Les Silly Simphonies sont une série de courts-métrages réalisés par Walt Disney entre 1929 et 1939. À l’instar de la série de courts Mickey Mouse, réalisée quelques années auparavant, les Silly Simphonies se basent sur le principe de la musique synchronisée aux mouvements et à l’action des personnages.

L’idée de cette série "musicale" vient du compositeur Carl W. Stalling qui travaillait pour Walt Disney depuis le début des années 20. Il imagine un premier court-métrage mettant en scène des squelettes dansant dans un cimetière. Cela donnera naissance à la première Silly Symphony, La danse macabre, qui, malgré son titre, n’utilise pas l’œuvre de Saint-Saëns mais bien la musique d’Edvard Grieg avec des extraits de "La marche des trolls", et de la "Suite lyrique", issues de Peer Gynt.

Une série de "nouvelles musicales" qui utilise des musiques de compositeurs tels que Grieg, Beethoven, Chopin, Verdi, Rossini… Ces courts-métrages de grande qualité ont été souvent primés aux Oscars, remportant huit années d’affilée, l’Oscar du meilleur court-métrage d’animation.

D’autres séries de courts-métrages musicaux

La série des Silly Symphonies s’essouffle et est arrêtée en 1939, soit deux ans après la sortie du premier long-métrage de Walt Disney, Blanche-Neige et les sept nains. Néanmoins, Disney va décliner le concept avec deux autres séries de courts-métrages, La Boîte à musique et Mélodie Cocktail. Du premier, le plus connu est sans aucun doute Pierre et le loup, inspiré du conte musical éponyme de Prokofiev.

Parmi les courts de la Boîte à musique, on retrouve également un court-métrage méconnu La Baleine qui voulait chanter au Met, qui raconte l’histoire de Willie, une baleine chanteuse d’opéra. Une manière de rendre l’opéra accessible au plus grand public. Un court-métrage à découvrir ci-dessous :

Et pour le plaisir nostalgique des grands et le plaisir de la découverte des plus jeunes, voici également quelques Silly Symphonies.

Jazz Band contre Symphony Land

Les cloches de l’enfer (1929)

Symphonie d’une cour de ferme (1937)

Emission "Sur un air de cinéma" consacrée à Disney