Víkingur Ólafsson - Silesian Quartet and Friends - Sophie Karthauser

Découvrez nos trois coups de cœur de la semaine :

Víkingur Ólafsson - Philip Glass, Piano Works (Deutsche Grammophon)

Le jeune pianiste islandais Víkingur Ólafsson nous offre sur son nouvel album une sélection des plus belles œuvres pour piano du compositeur américain Philip Glass, de l’ouverture de glasseworks au festival des études, qui s'étendent de 1991 à 2012.

Grâce à sa combinaison de musicalité passionnée, de virtuosité explosive et de curiosité intellectuelle, le pianiste a remporté toutes les grandes récompenses de son pays natal, y compris quatre Prix du Musicien de l’année aux Prix de la Musique islandais ainsi que le Prix de l’optimisme islandais. Diplômé de la Juillard School, à ce jour, Víkingur a créé 5 concertos pour piano et travaillé avec des compositeurs comme Philip Glass, Mark Simpson et Daníel Bjarnason. Il a également collaboré avec des artistes de premier plan dans différents domaines et mené des projets avec d’autres musiciens comme les violonistes Sayaka Shoji et Pekka Kuusisto, le violoncelliste István Várdai, Martin Fröst et Björk.

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Silesian Quartet and Friends - Grażyna Bacewicz, Quintette pour piano, Quatuor pour quatre violons et Quatuor pour quatre violoncelles (Chandos)

L’énergie que déployait la compositrice polonaise Grażyna Bacewicz (1909 – 1969) tant sur le plan personnel que sur le plan créatif était notoire. Elle composa de la musique dans des genres divers: quatre symphonies, onze concertos solos (dont sept pour violon) et d’autres œuvres orchestrales, des ballets et un opéra radiophonique. Elle était aussi une violoniste de renom et fut chef de pupitre dans l’Orchestre de la radio polonaise avant la Seconde Guerre mondiale.

Elle créa bon nombre de ses propres œuvres, notamment les quatre premiers concertos pour violon, les cinq sonates et la Partita pour violon et piano (avec son frère Kiejstut), ainsi que les deux sonates pour violon. Après la guerre Bacewicz regagna sa ville natale, Łódź, et y enseigna au conservatoire, qui porte a présent son nom et celui de son frère.

Son large éventail de musique de chambre s’ancre dans ses sept quatuors a cordes (1938 – 1965). Les quatre œuvres réunies sur ce CD – deux formations inhabituelles de quatuors et deux quintettes avec piano – font partie intégrante de ce volet central dans la production de Bacewicz.

Alors que le Quatuor pour quatre violons et le Premier Quintette avec piano ont été très régulièrement programmés en concert et enregistrés, le fascinant Quatuor pour quatre violoncelles et le Second Quintette avec piano sont moins connus.

Chandos.

Akademie für Alte Musik de Berlin et Sophie Karthauser - Bach, Cantates en dialogue (Harmonia Mundi)

Les "cantates en dialogue" de Bach mettent généralement en scène le personnage de Jésus dialoguant avec l’âme de l’humain, tourmentée puis finalement rassérénée.

Les trois cantates choisies par l’Akademie für Alte Musik de Berlin, qui rassemble depuis 1982 (et depuis plus d’un million de disques vendus !) des musiciens de divers orchestres de la ville – initialement ceux de la zone sous dictature soviétique, puis de tous les orchestres depuis la chute du Mur –, appartiennent à ce genre ; toutes datent de la grande époque lipsienne, en l’occurrence le troisième cycle composé par Bach pour Leipzig en 1726. On ne s’étonnera guère, considérant l’argument de ces cantates, que les premières arias soient d’essence éperdue, déchirantes ; et qu’au fur et à mesure de l’évolution, on s’oriente vers toujours plus d’apaisement et de joie. C’est dans les premiers moments que l’on découvre le Bach le plus intense, douloureux, chromatique, terriblement moderne aussi dans sa vision à la fois romantique, profondément lyrique et pourtant rigoureuse du discours musical. La plus superbement originale est sans doute la Cantate BWV 49, qui commence avec une Sinfonia avec orgue obligé – dans laquelle l’auditeur reconnaîtra le dernier mouvement du Concerto pour clavier en mi majeur, que Bach recycla une dizaine d’années plus tard –, et se poursuit avec une aria dans laquelle figure encore l’orgue solo, puis une seconde aria avec violoncelle et hautbois, tous deux solistes s’enveloppant autour de la joyeuse voix de soprano ; pour s’achever sur un magnifique choral avec aria – l’aria étant confiée à la basse enrubannée de l’orgue solo, tandis que la soprano énonce, du haut des cieux, le thème du choral : un effet d’une modernité ébouriffante.

© SM/Qobuz

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