Une playlist pour vous mettre de bonne humeur, concoctée par les producteurs de Musiq3

En ce lundi 18 janvier, qualifié de "jour le plus déprimant" de l’année, le fameux "blue monday", nous vous proposons de (re) découvrir la playlist "bonne humeur" que nous avait concoctée l’équipe de Musiq3 en avril dernier. Vous êtes prêts ? C’est parti !

Tchavolo & Dorado Schmitt : Tchavolo Swing

Manu Wautier, un de nos ingénieurs du son vous propose de pousser les meubles du salon et de danser !

Impossible de rester sans bouger, ça commence par le pied gauche qui se met à battre la mesure, communique la pulsation à toute la jambe qui à son tour transmet la vibration au reste du corps. On claque des doigts, on sautille sur sa chaise, puis le swing atteint le cerveau et – s’il n’y a pas de témoin – on finit par danser tout seul en plein jour.

Jean-Sébastien Bach – Cantate Wir danken dir, Gott, wir danken dir, BWV 29 – Sinfonia

Besoin de reprendre un peu son souffle tout en conservant toute votre bonne humeur, Lothar Seghers vous propose une petite Sinfonia d’un obscur compositeur qu’il ne connaît pas bien du tout.

"Bach (oh quelle surprise !) a souvent un côté extrêmement "tonique" et cette petite sinfonia introductive de sa cantate 29 le montre bien.

Je propose ici la version dirigée par Philippe Herreweghe avec l’orchestre du Collegium Vocale"

Gluck, Mélodie d’Orphée et Eurydice

Douceur et légèreté, c’est ce que nous propose Vanessa Fantinel avec cette mélodie jouée au piano par Nelson Freire.

"Je trouve la mélodie très jolie, au piano de Nelson Freire qui tricote l’histoire avec beaucoup d’amour et de compassion pour les personnages…"

Apaisement et sérénité, Vanessa Fantinel continue à nous mettre du baume au cœur avec cette Seal Lullaby d’Eric Whitacre.

"Cet air me rappelle des passages de films fantastiques que j’aimais beaucoup quand j’étais petite, comme "Legend" ou "Dark Crystal". Ça m’évoque des passages poétiques, pleins d’émotions, des moments forts qui secouaient mon âme d’enfant."

"DoReMi", issu du film "The Sound of music"

Do le do il a bon dos… Pas besoin de continuer, nous savons que vous avez la suite en tête ! Camille De Rijck nous propose cette chanson mythique du classique The Sound of Music, la Mélodie du bonheur. Et comme nous sommes généreux, nous vous proposons la version originale chantée par Julie Andrews, et la version française chantée par Mathé Altéry.

Premier mouvement du Deuxième Concerto pour piano de Prokofiev

Au tour de Pierre Solot de nous mettre de bonne humeur avec cette "œuvre galvanisante, d’abord merveilleusement contemplative, puis dansante, un peu grinçante, avant de s’élargir infiniment jusqu’à cette cadence cyclopéenne du soliste qui semble vouloir déborder son clavier comme on embrasse un monde. En général, je sors de l’écoute de cette œuvre dans l’état de ce jeune homme à Tian’anmen qui s’est dressé devant les chars !"

La chanson du doudou

Christine Gyselings, pure montoise, vous propose la chanson du Doudou, qui, malheureusement, n’aura pas lieu cette année.

"À Mons, à 20 heures, on sort sur le balcon pour applaudir sur l’air du Doudou. C’est ma musique, car elle représente toute l’admiration que j’ai pour le personnel médical, les pompiers, les éboueurs, le personnel des grands magasins, les policiers… qui, malgré toutes les difficultés, assurent leur mission en pleine tempête."

Un peu de musique de film

Pascale Vanlerberghe, notre madame cinéma, nous propose, bien évidemment, des musiques de film avec tout d’abord, la musique du film Un éléphant, ça trompe énormément, signée Vladimir Cosma.

Vladimir Cosma est LE compositeur de musiques de film qui me rend heureuse par sa joie de vivre, ses tonalités, ses harmonies et autres mélodies. Je choisis la musique d’Un éléphant, ça trompe énormément d’Yves Robert pour sa volupté, sa joie de vivre et sa nonchalance ! Ça me rend joyeuse.

Elle nous propose également la Chanson des Jumelles, issue du film Les demoiselles de Rochefort de Jacques Demy.

Georg Friedrich HAENDEL – "Eternal source of light divine", extrait de la Cantate de l’ode à l’anniversaire de la Reine Anne (HWV 74)

Laurent Graulus nous invite aussi à une grande sérénité avec Eternal source of light divine d’Haendel, interprété par James Bowman, contreténor et Crispian Steele-Perkins, à la trompette naturelle, et le King’s Consort, dirigé par Robert King.

"La manière dont la voix de contreténor, et celle de la trompette s’entremêlent, s’enlacent, confère à cette mélodie un mélange de volupté, et de paix infinies.

Il s’en dégage également une sérénité, et une douceur bienvenues, comme souvent dans la musique de Haendel."

Encore quelques titres ?

Vous n’êtes pas encore rassasiés ? Voici quelques propositions signées Axelle Thiry, qui a un peu de mal à choisir une seule œuvre :

Que c’est difficile de choisir ! C’est même impossible… alors voici quelques coups de cœur éternels, mais ce n’est qu’une infime partie. Il y a aussi Brahms, Schumann, Mendelssohn, Sibelius, Vivaldi, Haydn, Purcell, Mompou, et tant, tant d’autres !

Il y a, en cas d’épreuve, l’élan du premier mouvement du Concerto pour violon en ré majeur, op. 35 de Tchaïkovsky, quand je l’écoute, j’ai l’impression que tout est possible. J’aime cette mélodie qui s’élève avec beaucoup d’audace et de tendresse. Il donne le sentiment d’une liberté retrouvée, dans la jubilation.

Mes versions préférées : Janine Jansen et Daniel Harding ou Vadim Repin

Il y a le deuxième mouvement du Quintette avec clarinette de Mozart, parce qu’il est comme une aube. Le soleil qui se lève tous les matins. La grâce… Il me rend heureuse aussi parce qu’il trouve le chemin direct à mon cœur et le met à nu.

L’adagio du Quintette D 956 de Schubert, ouvrir les yeux et se croire au paradis.

Il y a aussi la Fantaisie en fa mineur, D. 940 à quatre mains de Schubert. Pour la simplicité désarmante de sa mélodie, pour sa pureté, pour la complicité des mains sur le clavier. Parce que quand j’étais petite, je regardais cette partition en me disant que cela devait être un rêve de jouer cela. Un des rêves de la vie. Et que je l’ai fait, avec un ami, quinze ans plus tard. Un de ces moments où le temps se suspend. Pour le bonheur aussi des quatre mains sur le clavier. C’est une chose extraordinaire, faire de la musique à quatre mains. Chacun mettant son âme et son amitié dans ses mains.

L’adagio du Concerto en ré mineur BWV 974 de Jean-Sébastien Bach, par Vikingur Olafsson : il ouvre le ciel dès la première note. Gouttes de lumière. Infini sous la pulpe des doigts. Un miracle, aussi… Toutes les Suites pour violoncelle, L’Ouverture de la Passion selon Saint-Jean, de la Passion selon Saint-Matthieu, tout Bach… tout Mozart, tout Schubert, tout Beethoven et tout Chopin.

Le Premier mouvement du Concerto pour piano n°2O en ré mineur K 466 de Mozart, pour ses contrastes, son ombre et sa lumière, les frissonnements de l’orchestre, son chant lumineux dans le drame.

L’Allegretto de la Septième symphonie de Beethoven, pour la beauté de l’esprit d’une sensibilité vertigineuse, qui se met debout, dans le plus beau sens du terme, et qui y trouve une force d’une rare grandeur. C’est beau comme un printemps inexorable.

La Fantaisie-Impromptu en ut dièse mineur de Frédéric Chopin, par Alexandre Tharaud, parce que c’est magnifique et qu’elle est dans le générique du feuilleton avec Alexandre Tharaud, Dominique Blanc et Thierry Hellin, aventure si heureuse..

La Valse de la Suite de jazz n°2 de Dmitri Shostakovich, pour son parfum du soir, et parce qu’elle me donne envie de danser.

Les Nocturnes de Chopin, les Mazurkas, l’Andante spianato et Grande Polonaise brillante…

Le deuxième concerto de Rachmaninov…. Tous les concertos de Beethoven…

Mais ! tous les autres, tant d’autres merveilles ! et tous les compositeurs que je n’ai pas cités !

Et on laisse le mot, ou plutôt les notes de la fin à Tchaïkovski et Janine Jansen.

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