Tempo classique : découvrez l’opéra "virtuel" de la Monnaie Is this the end ? de Jean-Luc Fafchamps, dédié à Patrick Davin

Pour ouvrir la saison lyrique, après des mois de silence forcé, la Monnaie a passé commande au compositeur belge Jean-Luc Fafchamps d’un pop requiem. Sous le titre Is this the end ?, cette nouvelle partition se découpe en trois volets dont le premier, Dead little girl, a été présenté, à la mémoire du chef d’orchestre belge Patrick Davin, en septembre à La Monnaie sous une forme hybride entre l’opéra et le cinéma. A découvrir ci-dessous.

Une messe des demi-morts

Le livret d’Éric Brucher nous met face à une adolescente bloquée entre la vie et la mort et confrontée à d’autres protagonistes qui évoluent dans un état transitoire : celui des "consciences en partance". Avec la crise actuelle du coronavirus, ce spectacle prend un sens particulier dans la mesure où de nombreuses familles ont été dans l’impossibilité de pouvoir dire adieu à leurs proches.

La mise en scène est confiée à Ingrid von Wantoch Rekowski qui propose de donner vie à cette "messe" des demi-morts. Présenté sous une forme inédite, le spectacle associe un film – tourné dans les bâtiments de la Monnaie – à une performance en live. Il mobilise trois solistes, dix-sept musiciens de l’Orchestre symphonique de la Monnaie et dix-huit artistes des Chœurs de la Monnaie.

Un opéra dédié à la mémoire de Patrick Davin

Le chef d’orchestre belge devait diriger les deux représentations de ce premier volet, prévues les 12 et 13 septembre derniers. Le sort en a voulu autrement, car le mercredi 9 septembre, Patrick Davin a succombé à une crise cardiaque, alors qu’il était dans sa loge et s’apprêtait à monter sur la scène de La Monnaie pour une répétition.

Profondément attristés par cette perte, les membres de l’opéra ont décidé de maintenir les représentations et les dédier à la mémoire du chef d’orchestre. Et c’est Ouri Bronchti, qui assistait de Patrick Davin sur cette production, qui s’est chargé de la direction musicale.

La distribution

Direction musicale : OURI BRONCHTI
Mise en scène : INGRID VON WANTOCH REKOWSKI
Costumes : REGINE BECKER
Chef des chœurs : ALBERTO MORO
Libretto : ÉRIC BRUCHER
Réalisation : JEAN CLAUDE WOUTERS

L’adolescente : SARAH DEFRISE
L’homme : AMAURY MASSION (LYLAC)
La femme : ALBANE CARRÈRE

Orchestre symphonique de la Monnaie
Chœurs de la Monnaie
Académie des chœurs de la Monnaie s.l.d. Benoît Giaux

Production DE MUNT / LA MONNAIE
Production du film HELIOX FILMS
Avec le soutien de ARS MUSICA ET LUCILIA CAESAR

Documentaire inédit autour d’Astor Piazzolla

Le bandonéoniste et compositeur argentin Astor Piazzolla a révolutionné le tango. Son tango nuevo, avec ses influences jazz et classique, a fait de lui une figure controversée dans son propre pays. Sa révolution musicale s’est heurtée à la tradition, mais il a réussi à imposer son style. La Trois et Musiq3 vous propose de découvrir des images uniques du compositeur, ce vendredi 25 septembre à 22h30.

Astor Piazzolla (1921-1992) a reçu son premier bandonéon de son père quand il avait 9 ans. Vingt ans plus tard, il avait atteint les limites du tango. A la recherche de son propre style, il part étudier la composition de piano à Paris au début des années 1950. Il se rend compte alors que ce n’est pas fait pour lui et qu’il est avant tout un tanguero. Une carrière aux multiples facettes va suivre, principalement en Europe et aux Etats-Unis.

Pour ce documentaire, le fils de Piazzolla, Daniel, a puisé dans sa collection privée. Des images uniques de performances, des images de films familiaux intimes se combinent aux documents d’archives pour réaliser un portrait vivant de ce musicien sûr de lui, obstiné, passionné et virtuose.

Le film révèle aussi la relation compliquée avec son fils et les heures de conversations avec sa fille donnent un aperçu de l’esprit de ce génie musical.

Réalisation : Daniel Rosenfeld

Production : Françoise Gazio

Une coproduction ARTE France / Idéale Audience / INA

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