Suite à une vive polémique, La Scala de Milan renonce au financement saoudien

A Milan, une vive polémique a fait trembler les murs du Teatro alla Scala au début du mois de mars. On apprenait en effet que la maison d'opéra avait entamé des négociations pour obtenir un financement de plus de quinze millions d'euros de la part de l'Arabie Saoudite. Le maire de Milan, Giuseppe Sala, a annoncé ce lundi 18 mars que le théâtre renonçait à cet accord de financement, qui prévoyait également l'entrée du ministre saoudien de la Culture au conseil d'administration du théâtre. 

"Retour à la case départ. Nous allons rendre l'argent aux Saoudiens", a déclaré à la presse le maire de Milan et président de la Scala, Giuseppe Sala, précisant que le conseil d'administration réuni lundi s'était prononcé " à l'unanimité ". L'accord avec Ryad portait sur un financement de 15 millions d'euros, dont trois millions déjà versés, et qui seront donc remboursés.

Début mars, le directeur de la Scala, Alexander Pereira, avait confirmé à la presse négocier un tel financement avec Ryad, après plusieurs contacts avec le gouvernement saoudien et le géant pétrolier Aramco. Selon lui, il s'agissait d'une proposition du président de la région Lombardie, Attilio Fontana (parti d'extrême droite). 

Mais quelques mois après l'assassinat du journaliste Jamal Khashoggi, commis au sein du consulat d'Arabie saoudite d'Istanbul par un commando venu de Ryad, l'annonce de la direction de la Scala a provoqué une vive polémique en Italie.

Malgré des rumeurs de licenciement, Alexander Pereira va rester en poste, a précisé Giuseppe Sala.

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