Solid’Ars, l’édition 2020 solidaire du festival Ars Musica, est désormais disponible en accès libre sur Auvio

Rendez-vous dès maintenant sur Auvio pour (re)découvrir "Solid’Ars", l’édition 2020 du Festival Ars Musica, dédié à la création musicale sous toutes ses formes. Cette édition a revêtu cette année une forme très particulière : étant donné l’impossibilité d’accueillir un public en novembre à cause des restrictions liées à l’épidémie de coronavirus, le festival a été intégralement enregistré et mis en ligne entre le 6 et le 27 novembre. Dans une volonté de solidarité avec les artistes, il s’est en outre affranchi de sa forme thématique habituelle pour embrasser toutes les facettes de la création musicale.

Covid-19 oblige, pour son édition singulière de novembre 2020, exclusivement accessible online, le festival de musique contemporaine Ars Musica a renoncé à sa forme thématique pour privilégier à la place la coconstruction avec les artistes d’un programme pluriel et solidaire de la profession, miroir de la multiplicité de la création musicale. Après ces temps incertains, le partage devient le maître-mot : découvrez Solid’Ars sur Auvio ! Retrouvez en tout 18 concerts, avec entre autres Tania Giannouli, Luc Ferrari, Melaine Dalibert, Tamara Mozes, le Quatuor MP4 et bien d’autres, dans des œuvres variées allant d’Olivier Messiaen à Kévin Volans, en passant par diverses commandes réalisées pour le festival.

 

Dark Wind, par l’ensemble XXI

C’est un programme aux facettes multiples que l’Ensemble XXI expose pour ce concert. Pêle-mêle, les pièces explorent le son du violoncelle solo croisant celui d’une sorte de double électronique dans la pièce Trains de la compositrice anglaise Joanna Bailie, mais aussi la répétition et l’enchaînement chromatique d’un son à un autre dans Au dehors la pièce de Jean-Luc Hervé, la sensuelle musique dronique de John-Luther Adams, ou encore l’éloge du silence exprimé par Stefan Hejdrowski. Ce concert est également l’occasion d’une création mondiale, une commande qu’Ars Musica a passée auprès de Nélida Béjar, compositrice aux facettes plurielles et fondatrice de l’Undercoverfiction Ensemble, qui explore un univers aux confins du théâtre et du langage musical.

À voir ici.

Welkoming de Flowers, par Anne-James Chaton, Thurston Moore et Jean-Michel Espitallier

Anne-James Chaton (voix, sampler), Thurston Moore (voix enregistrée) et Jean-Michel Espitallier (batterie) rendent hommage à John Giorno dans un dispositif sonore construit autour des Welcoming the Flowers. À partir de ces poem prints et sur la lecture qu’en fait Thurston Moore, les deux poètes tissent en live des boucles sonores, rythmiques, lancinantes ou accidentées, contrapuntiques ou conflictuelles, façon de poursuivre cet héritage de rythmes, de sons, de sens, de gestes. Façon de faire du bruit à contre-sens ou des effets de sens à contre-temps.

À voir ici.

 

Les Voies du Monde, par l’ensemble No Tongues

Quatre instrumentistes d’aujourd’hui s’exilent dans un répertoire vocal ancestral issu du disque Les voix du monde (Mythique coffret discographique paru en 1996 chez Chant du monde, réunissant des artistes emblématiques tous pays). Un chant de funérailles aux consonances de jeu d’enfant, Fernand Bordage menant ses bœufs aux labours dans le marais vendéen, deux femmes Inuits jouant un chant de gorge ponctué de rires, un chœur invoquant des esprits ou racontant un mythe fondateur, la dernière chamane Selk’nam de la Terra del Fuego égrainant ses litanies de roche… Sur scène cela devient une suite de pièces issues d’une sélection au sein du disque original Les voix du monde. L’écoute des morceaux sources est proposée au public de façon variée : parfois avant la version du groupe No Tongues, parfois pendant, ou par superpositions et augmentations. Des explications sont données au public afin de lui permettre de relier les versions du groupe au contexte des musiques originales, souvent porteur d’imaginaire et de poésie. L’ensemble est composé de Alan Regardin (trompette, objets) ; Ronan Courtry (contrebasse, objets) ; Ronan Prual (contrebasse) ; Mathieu Prual (saxophone, clarinette basse).

A voir ici.

 

Mais aussi :

Tania Giannouli, Solo (piano)
Sphères Croisées, par l’ensemble Musiques Nouvelles et Veronika Harcsa (voix), Benjamin Sauzerau (guitare), Bo van der Werf (clarinette basse, saxophone baryton), Nathan Wouters (contrebasse)
White Man Sleeps, par le Quatuor Amôn
Pianisphère I (première partie), par Tamara Mozes
Pianisphère I (deuxième partie), par Cassandre Marfin
Trio O3
There is Ground under ground, par Régïs Boulard (batterie), Louis Soler (guitare) et Régis Huby (violon et électronique)
John Greaves, solo
Pianisphère II, par François Mardirossian et Stéphane Ginsburgh
Melaine Dalibert, solo
Fluid suite for Cello, par Sigrid Vandenbogaerde
Tribute to Luc Ferrari
Iva Bittova solo (prochainement)
Marc Ducret, Concert de clôture (partie 1)
Quatuor MP4, Concert de clôture (partie 2)

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