Les capsules "Je Sais Pas Vous" en télévision!

Etienne Duval et Patrick Leterme
Etienne Duval et Patrick Leterme - © Tous droits réservés

Les capsules humoristiques "Je Sais Pas Vous" de Patrick Leterme et du dessinateur Etienne Duval, qui revisitent la musique classique en 3 minutes sont déjà bien connues, depuis leur diffusion lors des précédents Concours Reine Elisabeth. Retrouvez-les chaque jour sur La Une du 28/10 au 6/11, à 22h30.

Le concept est né au sein de l'équipe de Musiq'3. Patrick Leterme (conception et réalisation) et Etienne Duval (illustrations) se sont associés pour tailler le portrait d’œuvres musicales en quelques minutes. Clarté, concision, humour : Le Sacre du Printemps, Le Barbier de Séville ou La Passion selon Saint Matthieu passent à la moulinette d'un ton décalé et rythmé qui, en un temps record, rend hommage à la personnalité unique de chaque œuvres et aux motivations de leur auteur.

Convaincu que la musique classique peut souffrir du respect inhibant qu’on lui porte, Patrick Leterme revendique une certaine impertinence et la nécessité de la connecter avec des émotions et des événements de notre vie quotidienne.

Rien de technique, rien de lourd, afin de prouver qu’en musique classique, les très belles choses sont évidentes... et actuelles.

A ne pas manquer du 28/10 au 6/11 à 22h30 sur La Une Télévision

Une coproduction Musiq'3, France Musique, RTS Espace 2, Ici Musique.

BRITTEN – Four Sea Interludes from "Peter Grimes" (Quatre Interludes marins extraits de "Peter Grimes")

C’est pas l’homme qui prend la mer, c’est la mer qui prend l’homme. Et c’est bien pour la mer, qui gronde au large d’Aldeburgh, que Britten écrit la plus belle musique de son opéra Peter Grimes.

DEBUSSY – Prélude à l’après-midi d’un faune

Etre pansexuel, c’est – grosso modo – aimer le monde. Tout le monde. Debussy, dans sa jeunesse, n’aime pas grand monde. Pourtant, envoûté par le poème "Prélude à l’après-midi d’un faune" de Mallarmé, il écrit un prélude à ce poème, qui célèbre la nature, le désir, et la chaleur PANoramique que ressentent, au milieu des herbes et des nymphes, le faune et le dieu Pan.

CHOSTAKOVITCH – Symphonie n°5

Rien n’est plus absurde que de vouloir contrôler la joie. C’est pourtant ce que vise Staline en Russie au milieu du XXème siècle. Pour Chostakovitch, la menace du goulag est réelle, et il va devoir, à travers sa musique, trouver un moyen de ne pas se mettre en danger, sans pour autant trahir ses idéaux artistiques...

MOZART – Ave Verum

La transsubstantiation, c’est un mot bien tordu qui désigne la transformation du pain en corps et du vin en sang du Christ. C’est un dogme. On y croit sans poser de questions, ou on n’y croit. On penserait bien qu’une histoire pareille ne concerne que les Chrétiens, mais quand Mozart s’en empare, subitement, ça concerne tout le monde.

ROSSINI – Le Barbier de Séville

Pour réaliser d’excellentes choses, il en faut deux : un planning et trop peu de temps.
Le 15 décembre 1815, Rossini, dans un accès d’inconscience, s’engage à composer un opéra bouffe (avec des blagues) pour un mois plus tard. N’étant pas (du tout) parti à temps, il s’agira donc de... courir !

STRAVINSKY – Le Sacre du Printemps

Faites qu’on vous aime, ou faites qu’on vous déteste : le pire, dans la vie, c’est l’indifférence.
Le 29 mai 1913 est créé, au Théâtre des Champs Elysées, le Sacre du Printemps de Stravinsky. Les danseurs dansent. L’orchestre joue. Le public, lui, hurle (au scandale).

VILLA-LOBOS – Bachianas Brasileiras

Il y a des gens pour qui l’Allemagne, c’est un pays lointain et exotique.
Villa-Lobos, par exemple, qui, depuis Rio de Janeiro, rêve de l’Europe (berceau de la musique classique)... Mais à un moment, il se rendra bien compte que ça n’a pas de sens de continuer à imiter Mozart, Beethoven, Bach et encore Beethoven.

SCHUBERT – 6 Moments musicaux

Chez Schubert, la musique pour orchestre, c’est le monde. Les gens. La société viennoise dont il espérait être reconnu. La musique de chambre (trios, quatuors...), c’est l’amitié. Les soirées en petit comité.
Le piano seul, chez Schubert, c’est le journal intime. C’est là qu’il se confie dans son immense fragilité.

BACH – La Passion selon Saint Matthieu

"Eli, Eli, lama sabachthani ?", C’est-à-dire "Seigneur seigneur, pourquoi m’as-tu abandonné ?" sont les seuls mots prononcés en araméen dans La Passion selon Saint Matthieu de Jean-Sébastien Bach. Tous les autres (mots), sont en allemand.
C’est même – en allemand - la plus grande oeuvre chrétienne qui existe.

ADAMS – The Death of Klinghoffer

Dans les années 60, certains voient dans le minimalisme américain l’équivalent en musique de ce que fait McDonald’s avec les burgers.
John Adams va néanmoins développer un langage musical répétitif, oui, mais plus riche que la recette du Big Mac.
Notamment dans ses opéras, basés sur des moments de l’histoire américaine contemporaine.

Newsletter Musiq3

Restez informés chaque vendredi des évènements, concours et CD de la semaine.

OK