Le classique en prime : Rigoletto au Metropolitan Opera de New York

Rigoletto de Verdi au Met avec Piotr Beczala et Diana Damrau
Rigoletto de Verdi au Met avec Piotr Beczala et Diana Damrau - © Ken Howard/Met Opera

Tous les vendredis soirs, La Trois et Musiq’3 vous proposent une soirée Classique en prime ! Des opéras, des concerts exceptionnels, le Festival Musiq’3, Concours Reine Elisabeth ou encore la troisième saison de la série Jeunes solistes, Grands destins.

Ce vendredi 15 septembre, vous avez rendez-vous au Metropolitan Opera avec l'opéra de Rigoletto de Verdi ! Michael Mayer, le metteur en scène de la version du MET, déplace l’histoire de la Renaissance italienne vers l’Amérique des années 1960, tout en offrant un parallèle avec la configuration d’origine. Nous voilà plongés dans un monde de paillettes où l’argent coule à flots et où la limite entre licite et illicite reste trouble. Un opéra inédit à voir sur La Trois à 21h10.

L’histoire :

Michael Mayer place l’action dans le monde des casinos de Las Vegas, dans les années 1960. Le Duc courtise la femme du Comte Ceprano pendant que Rigoletto, le sous-fifre de ce dernier tourne en ridicule le mari, furieux. Marullo, un autre acolyte du Duc, lance la rumeur selon laquelle Rigoletto aurait une maîtresse. Ce dernier n’étant pas au courant, continue de se moquer de Ceprano qui prépare sa vengeance. Monterone, un magnat arabe, apparaît en affirmant que le Duc a séduit sa fille. Moqué à son tour par Rigoletto, il lui lance une malédiction.

L’œuvre possède une mélodie riche en émotions, tous les solos comportant un caractère dramatique. L’acte III, le plus violent et le plus contrasté, offre une analyse musicale nuancée des sentiments pour les quatre chanteurs principaux, pour décrire l’impatience et l’ironie du Duc jusqu’à l’attitude paternelle de Rigoletto. Avec cette poignante scène de la mort de Gilda dans les bras de son père.

Le Duc est propriétaire de casino, lieu idéal pour l’éternel conflit entre dépravation et innocence. Cadre parfait aussi pour montrer la superficialité qui contamine les relations humaines. Le Duc a l’allure d’un Frank Sinatra, dans son costume de playboy, un microphone à la main. Comme initialement imaginé par Verdi, il est assisté par des courtisans qui lui procurent des femmes et envient son pouvoir. Le parallèle est criant avec le Las Vegas à l’apogée du Rat Pack.

Dans cette transposition audacieuse, Rigoletto, le bouffon, prend la figure de l’humoriste Don Rickles et Monterone devient un sheikh arabe qui, entouré de ses sbires, prononce la malédiction.

Rigoletto est un opéra italien en trois actes et quatre tableaux composés par Giuseppe Verdi sur un livret de Francesco Maria Piave. C’est une adaptation du "Roi s’amuse" de Victor Hugo créé en 1832. La première de Rigoletto, ce fut le 11 mars 1851 à Venise. Il s'agit du dix-septième opéra du compositeur, formant avec Le Trouvère (1853) et La Traviata (1853), la " trilogie populaire " de Verdi. Au total, Giuseppe Verdi a composé 28 opéras.

Mise en scène : Michael Mayer (2013)

Chef d’orchestre : Michele Mariotti

Avec Diana Damrau (Gilda), Oksana Volkova (Maddalena), Piotr Beczala (Duc de Mantoue), Zeljko Lucic (Rigoletto), Stefan Kocan (Sparafucile), Robert Pomakov (Monterone)... Et le Chœur, le Ballet et l’Orchestre du Metropolitan Opera.

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