Le classique en prime : Les clés de l'orchestre de Jean-François Zygel et le Festival Musiq'3 2017

Le classique en prime : Les clés de l'orchestre de Jean-François Zygel et le Festival Musiq'3 2017
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Le classique en prime : Les clés de l'orchestre de Jean-François Zygel et le Festival Musiq'3 2017 - © Tous droits réservés

Ce vendredi 19 janvier, Jean-François Zygel vous révèle tous les secrets de la 41e Symphonie en ut majeur, appelée "Jupiter", de Wolfgang Amadeus Mozart. En seconde partie de soirée, vous avez rendez-vous avec la voix chaude de la soprano Jodie Devos. Retrouvez-la dans son concert donné à l'occasion du Festival Musiq'3 2017. A découvrir sur La Trois à partir de 21h10.

 

Les clés de l'orchestre : Symphonie n°41 "Jupiter" de Mozart

La 41e Symphonie en ut majeur, appelée "Jupiter", de Wolfgang Amadeus Mozart célèbre le triomphe de la lumière. C'est la dernière composée par Mozart, qui représente la quintessence de son art. Jean-François Zygel, accompagné de l'Orchestre philharmonique de Radio France, va vous en dévoiler, avec le talent qu'on lui connaît, tous les ressorts.

La Symphonie n° 41, construite en quatre mouvements, est la dernière symphonie de Mozart. Empreinte d’une grande sérénité et d’un haut pouvoir expressif, elle présente plusieurs éléments nouveaux dans son écriture. Chaque mouvement a son caractère propre : théâtral pour le premier, intime pour le second, ironique pour le menuet (3ème mouvement), révolutionnaire dans l’apothéose final. Après un premier mouvement riche en surprises, le deuxième semble tout droit sorti d’un opéra, avec son début hésitant ponctué d’accords secs et ses passages inquiétants. Le troisième mouvement, un menuet, vient alléger le propos du mouvement précédent mais conserve tout de même un caractère autoritaire et franc. Enfin, la symphonie s'achève sur un dernier mouvement triomphant et enlevé.

Mendelssohn disait de 41e et dernière symphonie de Mozart qu’elle était "le modèle immortel de la symphonie". Ce n’est pas Mozart qui l’a appelé Jupiter mais un organisateur de concert du début du XIXè siècle. Ce nom "Jupiter" symbolise bien pourtant le caractère glorieux, rythmique, plein d’énergie et de lumière de cette symphonie.

Influencé par la musique de Bach, Mozart conçoit le dernier mouvement de sa dernière symphonie comme une apothéose du contrepoint autour de 4 thèmes – une construction complexe où les thèmes circulent se répondent de pupitres en pupitres en une harmonie musicale réjouissante. La perception du temps en est chamboulée : la musique ne raconte plus une histoire linéaire avec des thèmes et des développements – mais une simultanéité – une véritable révolution musicale.

Il n’est pas étonnant que cette symphonie ait tellement marqué l’histoire de la musique, elle libère la musique et lui autorise toutes les audaces : c’est la symphonie des Lumières. On a beau l ‘écouter plusieurs fois elle a toujours quelque chose à nous dire et semble nous élever vers quelque chose qui est plus haut que nous même.

Elle est musique et pour toujours !

 

 

Festival Musiq'3 2017 - Jodie Devos interprète les Lieders de Mozart

Mozart a composé 34 lieder. Tout comme ses contemporains, il a travaillé en étroite collaboration avec des poètes et librettistes de renom, épousant leurs mots de sa musique raffinée. Il fait preuve ici d'une profondeur et d'une intensité remarquables, que Jodie Devos traduit parfaitement par son interprétation sensible. A écouter sur La Trois à 22h45.

On a dit des lieder de Mozart qu’ils nettoyaient l’âme et la voix. Avec un mélange de sérieux et d’ironie, de profondeur et de naïveté, le lied, chez Mozart, se fait le véhicule des sentiments tout en se distanciant de la couleur parfois dramatique de sa production théâtrale.

Fraicheur juvénile et spontanéité, c’est aussi ce qu’apporte à ces lieder la voie cristalline de Jodie Devos. Un récital pour nettoyer l’âme.

Avec :

Jodie Devos, soprano

Sebastian Wienand, pianoforte 

Le programme :

Wolfgang Amadeus Mozart, Abendempfindung an Laura KV 523 – Als Luise die Briefe... KV 520 – Dans un bois solitaire, KV 308/295b – Rondo en fa majeur, KV 494 – An die Einsamkeit, KV 391/340b – Das Lied der Trennung, K.519 – Das Traumbild, K.530 – de Sonate n° 14 en do mineur, KV 457 : Adagio – An die Einsamkeit, K.391/340b

Josef Mysliveček, Ridente la calma (arr. W. A. Mozart, K.152/210a)