Le classique en prime : Concert de Schönbrunn suivi des Clés de l'orchestre

L'Orangerie de Schönbrunn
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L'Orangerie de Schönbrunn - © Tous droits réservés

Ce vendredi sur La Trois, rendez-vous à l’Orangerie rénovée de Schönbrunn, où Mozart lui-même a joué, pour un concert envoûtant de l’Orchestre viennois du Château de Schönbrunn, avec les plus belles œuvres de Mozart et de Strauss accompagnées de musique et de danse.

Bâtie en 1750, l’Orangerie de Schönbrunn, à Vienne, était à l’origine un lieu de conservation des agrumes pendant les hivers froids. Symbole de prestige et de richesse, elle s’est reconvertie en salle de concerts et de fêtes. Le concert de ce vendredi soir vous emmène dans un voyage nostalgique dans la Vienne impériale. Ensuite, c'est depuis le Théâtre du Châtelet que Jean-François Zygel décrypte la 9e Symphonie de Chostakovitch. Une œuvre inattendue, dénigrée par le régime stalinien et une leçon de musique passionnante comme le professeur Zygel en a le secret. Dans Le Classique en prime sur La Trois à 21h10 et 22h35.

Concert d’été à Schönbrunn 2016

Depuis 1997, les concerts au Château de Schönbrunn sont devenus une composante fixe de la vie culturelle et musicale viennoise. C’est dans ce lieu riche de traditions que constitue l’Orangerie de Schönbrunn à Vienne que l’orchestre du château et l’ensemble de musique de chambre de Schönbrunn présentent un programme des plus belles mélodies de Wolfgang Amadeus Mozart et de Johann Strauss.

En première partie de concert, vous entendrez quelques-unes des plus belles ouvertures, arias et duos extraits des opéras de Wolfgang Amadeus Mozart comme par exemple Les Noces de Figaro, La Flûte enchantée et Don Juan.

Ensuite, en deuxième partie de concert, vous apprécierez les arias d’opérettes, les valses et les polkas qui sont les morceaux préférés du roi de la valse Johann Strauss - allant de La Chauve-Souris au Baron Tzigane, sans oublier la Valse du Danube Bleu et la Marche de Radetzky.

Deux chanteurs lyriques, une soprano et un baryton, ainsi qu’un couple de danseurs en costumes historiques accompagnent toute cette soirée de concert.

 

Vivez le prestige viennois ce vendredi 23/9 à 21h10 sur La Trois.

Avec Musiq'3, le classique est aussi en télévision.

Les clés de l'orchestre : Jean-François Zygel et la 9e Symphonie de Chostakovitch

Avec Prokofiev et Stravinsky, Dimitri Chostakovitch (1906-1975) est considéré comme l’un des grands compositeurs russes du 20e siècle. Prolixe, il a laissé une œuvre aussi abondante que variée. En pédagogue aguerri, Jean-François Zygel passe en revue sa production : trois opéras, trois ballets, six concertos, une cinquantaine de compositions pour le théâtre et le cinéma, de nombreuses pièces pour piano solo et, surtout, points d’orgue de son répertoire, quinze quatuors à cordes et quinze symphonies. La dernière, la plus courte des trois symphonies qu’il a composées au cours de la Seconde Guerre mondiale, dure à peine trente minutes. Soutenu par les musiciens de l’Orchestre philharmonique de Radio France dirigé par Giancarlo Guerrero, Jean-François Zygel aborde cette 9e instrument par instrument et décortique les cinq mouvements l’un après l’autre.

La 7e symphonie décrivait l’invasion de la Russie par les nazis et la 8e les souffrances occasionnées par la bataille de Stalingrad. Dans l’enchaînement, pourquoi cette 9e Symphonie a-t-elle été aussi mal accueillie par Staline ? Parce qu’il aurait voulu une symphonie en apothéose et à sa gloire, une symphonie grandiloquente à l’image de la 9e de Beethoven. La guerre contre les nazis a fait 20.000 morts du côté soviétique et Staline ne comprend pas et trouve inopportunes l’ironie et la légèreté qui émanent de l’œuvre de Chostakovitch. Ce dernier n’a pourtant voulu qu’une chose : mettre en lumière la joie de la victoire de l’Armée rouge. Il faudra attendre 1953 pour que l’œuvre soit à nouveau jouée.

Un rendez-vous pédagogique à ne pas manquer ce vendredi à 22h35 sur La Trois.

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