Décès du compositeur français Etienne Perruchon

Décès du compositeur français de musiques de film Etienne Perruchon
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Etienne Perruchon, compositeur de musiques de films et de théâtre, s’est éteint ce mardi 14 mai des suites d’un long cancer, à l’âge de 61 ans. Père du chef d’orchestre Adrien Perruchon et auteur de musiques de nombreux films de Patrice Lecomte, il avait récemment réalisé la bande originale de la série Philharmonia.

Compositeur prolifique de musiques aux genres très varié, Etienne Perruchon passait aussi bien de la musique de film à la chanson, de la musique de scène aux œuvres symphoniques. Atteint d’un cancer depuis plusieurs années, il est décédé ce mardi 14 mai à Nantes. Il avait 61 ans.

C’est Patrice Lecomte, qui comptait parmi les amis les plus proches du compositeur, qui l’annonce à l’AFP :


« Il est mort ce matin à Nantes où il habitait. Il souffrait d’un cancer. Il s’est battu jusqu’au bout. Il ne voulait pas baisser la garde. J’ai perdu un copain. Je retiens sa formidable humanité. Il était ouvert aux autres. Il n’était jamais frileux ni timide. Cela se traduisait dans ses musiques, toujours avec beaucoup de sensibilité, de panache et de joie qui à chaque fois nous emportaient ».

Patrice Lecomte, 14 mai, AFP


Etienne Perruchon a beaucoup travaillé avec le cinéaste français : il a d’ailleurs signé la bande originale de plusieurs de ses films, parmi lesquels Le magasin des suicides, La Guerre des miss ou encore Les Bronzés 3.

Plus récemment, il avait contribué à la série Philharmonia produite par la chaîne de télévision française France 2 et diffusée sur la RTBF. Il a en effet composé la musique de cette série et en a également été le conseiller musical. Cette série relate la vie d’un orchestre national et les difficultés que rencontre sa nouvelle cheffe d’orchestre fraîchement arrivée de New-York.

L’œuvre la plus connue d’Etienne Perruchon est très certainement Dogora, une pièce pour chœur et orchestre née d’une commande de l’école de musique de Chambéry pour célébrer le passage à l’an 2000. Cette œuvre est écrite en dogorien, une langue inventée de toutes pièces par Etienne Perruchon.

En 2004 Patrice Leconte en fait un film musical, impressionniste et humaniste : « Dogora, ouvrons les yeux » et des concerts de l’œuvre commencent à s’organiser partout en France.

Le fils d’Etienne Perruchon, le chef d’orchestre Adrien Perruchon a récemment collaboré avec la harpiste belge Anneleen Lenaerts et le Brussels Philharmonic à l’enregistrement des œuvres de Nino Rota, arrangées pour harpe et orchestre.

Retrouvez l’interview d’Anneleen Lenaerts réalisée par Camille De Rijck

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