Chronique du concert du 20/11 : ''Orchestre Philharmonique Royal De Liège'' dans le cadre du festival Ars Musica

Tiré à quatre épingles, Tedi Papavrami entre en scène pour présenter sa version de la Sérénade de Bernstein à un public, certes présent, mais de manière un peu disparate.

Les premières notes entre le soliste et l’orchestre sont un légèrement hésitantes mais elles laissent place finalement à une belle symbiose entre les acteurs du concert.Tedi Papavrami nous a, quant à lui, offert un jeu riche et haut en couleurs, qui n’est pas sans rappeler celui d’un Gidon Kremer, le tout soutenu par le son intense et méticuleux de l’Orchestre Philharmonique de Liège, dirigé par Patrick Davin .

La composition de Philippe Glass, The Canyon, ouvre la deuxième partie du concert et souligne le caractère minimaliste de la soirée. The Canyon évoque le terrain vallonné d’une randonnée dans les montagnes, dont la lente ascension, illustrée par les maracas, grimpe en pente raide vers son sommet grâce à un ensemble de percussions, cordes et vents. Une fois conduits à la cime, nous retrouvons les maracas sur le chemin du retour. Exécution réussie.

Zwerk, œuvre composée par l’expressionniste belge Peter Vermeersch, déclenche une vague plus expérimentale, créant une sorte de dissonance, qui perdrait tout mélomane attaché aux mesures classiques et lyriques. L’œuvre s’achève dans une ambiance émotionnellement instable et lugubre.

Aussi surprenant qu’excellent, The Chairman Dances de John Adams, se rapproche du minimalisme de Reich ou de Glass. Les passages lyriques en clin d’œil à l’œuvre de Wagner sont encadrés par un jeu répétitif et rythmique, qui marque d’autant plus le rôle prépondérant tenu par le compositeur.
Le coup de cœur de la soirée, sans aucun doute.

 

Chroniqueur: Lenaart T'jollyn

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