CHOIX MUSICAL avec Amandine Beyer, l'Ensemble La Morra, Toon Fret et Veronika Iltchenko

CHOIX MUSICAL avec Amandine Beyer, l'Ensemble La Morra, Toon Fret et Veronika Iltchenko
4 images
CHOIX MUSICAL avec Amandine Beyer, l'Ensemble La Morra, Toon Fret et Veronika Iltchenko - © Tous droits réservés

Musiq'3 vous propose 3 nouveautés discographiques par semaine, nouveautés qui seront mises à l'honneur dans nos différentes émissions (Matinale, Odyssée etc...)

Amandine Beyer, Gli incogniti et Marco Ceccato - Haydn: Concerti per Esterházy

Dire que le concerto constituerait l’une des formes d’expression favorites de Haydn serait sans doute excessif, voire ridicule. Lui qui a écrit une forte centaine de symphonies, des dizaines de quatuors, de trios, de sonates pour piano, une quinzaine de messes et autant d’opéras, les oratorios que l’on sait… Or, on lui connaît trois concertos pour violon (les autres sont perdus ou apocryphes), deux pour violoncelle (les autres… idem), un pour cor (les autres…), un pour trompette (il n’y a point d’autres) et au mieux une petite dizaine pour piano. Des ouvrages musicalement fascinants, mais dont l’exigence virtuose va du modéré au plutôt difficile. Si, quand même, le Premier Concerto pour violoncelle ne manque pas de grandes difficultés, y compris le jeu rapide dans l’extrême aigu du dernier mouvement, un vrai feu d’artifice.

On notera également que la majorité des concertos furent écrits pour Esterházy, en l’occurrence pour les premiers solistes de l’orchestre maison de la cour qu’étaient le Konzertmeister Luigi Tomasini et le premier violoncelle Joseph Weigl. Les accompagnements orchestraux offrent aux solistes de beaux tapis: on pense au délicieux deuxième mouvement du Concerto pour violon en ut majeur, une sorte de jeu de luth des cordes de l’orchestre accompagnant le violon solo, qui devient une sorte de sérénade à la Don Giovanni. Au violon pour cet enregistrement, Amandine Beyer, tandis que le solo de violoncelle est tenu par Marco Ceccato – tous deux membres de l’ensemble Gli Incogniti (Les Inconnus), une phalange à géométrie variable qui joue sans chef. De sorte que tout le monde s’écoute, une manière bien belle – et pas si fréquente à l’orchestre, hélas – de faire la musique. © SM/Qobuz

Gagnez votre exemplaire en participant à notre concours ci-dessous. 

Ecoutez un extrait de cet album ci-dessous. 

Ensemble La Morra - Splendor da ciel

Si vous avez la nostalgie des enregistrements de musique médiévale publiés au siècle passé dans la première série Reflexe d’EMI ou par l’ensemble Mala Punica, ce disque est pour vous : l’Ensemble La Morra, issu de la prestigieuse Schola Cantorum Basiliensis, interprète splendidement une petite vingtaine de morceaux composés à Florence au XIVe siècle par Paolo da Firenze, Jacopo da Bologna ou les père et fils Giovanni et Piero Mazzuoli.

Vocales ou parfois purement instrumentales, ces pièces ont en commun de provenir d’un manuscrit découvert au début des années 1980 dans les archives de l’église San Lorenzo de Florence. La musique était pourtant restée inédite jusqu’ici parce que les 111 feuillets de parchemin d’abord consacrés à la musique avaient été ensuite réutilisés pour servir de registre administratif. Et c’est une opération très pointue d’imagerie de palimpseste qui a permis de redécouvrir les partitions initialement transcrites. Il ne restait plus qu’à les enregistrer…

Nicolas Blanmont

CD Ramée/Outhere.

Un album dont vous pouvez découvrir quelques extraits ci-dessous. 

Toon Fret et Veronika Iltchenko - Origins

Sous ce titre de " Origins " sont réunies des œuvres de compositeurs de la première moitié du XXe siècle qui se sont fréquemment inspirés des traditions musicales de leur pays. Ce voyage musical parcourt l’Europe de la France aux confins de l’Asie. Si la personnalité de Béla Bartók est incontestable dans ce domaine de l’intégration des traditions populaires dans le langage classique, celles des autres compositeurs réunis ici mérite d’être découverte. Le juif Erwin Schulhoff fait partie de ces musiciens dont le régime nazi avait relégué les compositions dans cette catégorie de la " musique dégénérée ". L’Azerbaïdjanais Fikret Amirov, et l’Arménien Arno Babadjanian ont été victimes des contraintes du régime soviétique. Quand à Charles Koechlin, auteur d’un catalogue imposant il a dû subir durant toute sa vie le fait que sa carrière de compositeur était éclipsée par la réputation de son rôle de théoricien. Si toutes ces compositions inspirées des musiques nationales sont également contemporaines des turbulences politiques qui agitent l’Europe entre les deux Guerres mondiales, elles sont tout aussi contemporaines des nombreux courants qui ont bouleversé cette période dans tous les domaines artistiques. 

Outhere

Newsletter Musiq'3

Restez informés chaque lundi des évènements, concours et CD de la semaine.

OK