Week-end Première

Siffler en travaillant, est-ce un bon stimulant ?

Le rythme a-t-il une influence sur notre envie de flemmarder ou d’être actif ? A l’occasion de la Fête du Travail ce samedi, Gaëlle Swann, notre chroniqueuse percussionniste, a cherché à savoir s’il existait des genres musicaux plutôt pro ou plutôt anti boulot.

Et sans surprise, Gaëlle Swann a trouvé beaucoup plus de morceaux qui vantent les mérites de la procrastination que de titres pro-boulot !
 

Les anti-travail

Pour commencer, Pink Martini et son célèbre titre Je ne veux pas travailler. Un morceau d’inspiration de la chanson d’entre-deux-guerres, easy listening, et dont le tempo incite plus à lézarder qu’à attaquer le travail à la chaîne. Pour l’anecdote, cette chanson a été reprise par les grévistes français contre la réforme de la durée de la semaine de travail.
 


Poil dans la main, de Jacques Higelin… "payé à ne rien foutre". Ce morceau est inspiré d’un calypso, une musique à deux temps originaire des Antilles. Et qui dit Calypso, dit steel drums, les percussions faites à base de bidons en métal.
 


Travailler c’est trop dur, chanté par Alpha Blondy sur le mode reggae.
 



Gaëlle Swann a constaté que les morceaux qui traitent d’un manque d’entrain certain pour le travail sont majoritairement composés sur des tempi peu rapides, relativement chaloupés, dans des styles musicaux qui inspirent plus le soleil et qui donnent envie de profiter de l’instant présent.
 

C'est l’électro qui réconcilie les pros et antis-boulot : Daft Punk, avec Technologic, permet de s’électriser sur cet hymne incontournable, tout en racontant la vie de bureau avec une certaine ironie et en dénonçant les dérives des forçats du contrôle C-contrôle V et de l’hypercommunication.


Les chansons pro-boulot

"De l’autre côté, il y a les tubes véritablement pro-boulot. Des morceaux aux tempi soutenus et aux productions synthétiques affirmées, qui vantent implicitement les mérites du travail acharné et de l’avènement des self made men and women", explique Gaëlle Swann.

Britney Spears, avec Work Bitch, nous fait ainsi miroiter, sur un son hyper clubbing, le train de vie qu’elle a obtenu à la force du travail. La journaliste Myriam Colman du magazine Rolling Stone a d’ailleurs écrit, à propos de ce titre, "qu’il comporte des couplets parlés servant de témoignages à propos de toutes les belles choses qu’une forte éthique de travail peut apporter".
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Quoi qu’il en soit, que vous préfériez le mood pro ou le mood anti-boulot, Gaëlle Swann vous conseille, pour vous rendre la vie plus belle, de siffler en travaillant !

Et c’est aussi le conseil que nous donne Henri Salvador, dans sa chanson Siffler en travaillant.

Suivez ici Gaëlle Swann dans sa chronique L’essence du rythme

Et en bonus, un incontournable !

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