Week-end Première

Science : serons-nous toujours de bonne humeur dans le futur ?

On aurait localisé le siège de la mauvaise humeur dans le corps. Ou du moins, comment notre cerveau réagit aux stimulus négatifs. Les explications de Pasquale Nardone.

 

Il y a quelque temps déjà, les scientifiques avaient identifié que certaines régions de notre cerveau régulaient nos humeurs. Nous avons au niveau des tempes deux régions que l’on appelle les amygdales (cérébrales) C’est le siège de notre cerveau émotionnel.

C’est là que se gère l’agressivité, la peur, le plaisir, la douleur morale. Ces parties-là sont connectées à la gestion de votre mémoire. C’est à cet endroit également que se retrouvent nos souvenirs olfactifs.

Mais des chercheurs de l’Université de Miami ont voulu aller plus loin pour essayer de mieux comprendre le fonctionnement de ces organes.

Depuis de nombreuses années, ils ont constitué un groupe d’une cinquantaine de personnes auxquelles ils posent régulièrement des questions sur leur vécu et leur ressenti.

Ils les ont, ensuite, soumis à des tests d’imagerie médicale. Ils les ont exposés à des images positives, des images négatives mais aussi des images neutres. Ils ont ainsi pu voir comment réagissait cette région du cerveau.

Les mauvais souvenirs sapent le moral

On a constaté qu’il y a une persistance émotionnelle. Certaines personnes gardent de mauvais souvenirs plus longtemps que d’autres. Cela ne dure que quelques secondes mais peut influer sur votre comportement pendant plus longtemps ou saper votre moral.

En répétant ce test à travers le temps, ils ont mis en lumière que ceux qui évacuent plus vite les souvenirs négatifs se portent bien mieux sur le plan émotionnel.

 

Pourra-t-on agir contre cela ?

Les scientifiques le croient. On pourrait jouer sur des médicaments pour évacuer très vite des pensées négatives. Certains pensent également que certaines odeurs pourraient influencer positivement notre cerveau.

Cela dit, on en est encore loin. Cette étude se base, essentiellement sur des données psychologiques. Il reste encore beaucoup de questions sur le plan médical. Ces parties du cerveau ne se développent pas de manières symétriques. Elles ne se développent pas, non plus, identiquement chez l’homme et chez la femme.

Beaucoup de questions restent ouvertes. A suivre.

 

 

 

 

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