Week-end Première

Nous sommes généreux: un Belge sur cinq est bénévole

Un Belge sur cinq est bénévole et c'est bon pour la santé
Un Belge sur cinq est bénévole et c'est bon pour la santé - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

Bonne nouvelle : le Belge est généreux. Mais en plus, cela participe à la bonne santé des individus et de la société. Une étude récente montre que les Belges sont 1.800.784 bénévoles. Une personne sur cinq, donc s’engage pour les autres.

C’est l’occasion de rendre hommage à ces millions de personnes bénévoles, cette Belgique altruiste et généreuse. Une étude récente montre en effet qu’ils étaient plus d’1,8 millions à s’engager pour les autres. Un engagement qui peut prendre différentes formes. Il peut se concentrer sur les enfants défavorisés, sur les animaux ou la nature. L’engagement peut aussi se manifester lorsque la société est confrontée à une difficulté, comme le montre l’initiative pour les réfugiers du parc Maximilien. Depuis qu’ils sont présents, 50 000 nuitées ont été offertes par des citoyens. " Ils hébergent chez eux des personnes jetées sur les routes fuyant le Soudan, l'Érythrée ou les guerres en Irak qui n’auraient pas d’autre endroit où dormir qu’un parc en hiver ", explique Ilios Kotsou. Un phénomène qui peut sembler paradoxale en cette période de crise qui laisse à penser qu’une tendance au repli prendrait le dessus. " Non, c’est l’inverse : on a plutôt tendance à aller vers l’autre dans cette période troublée ", selon Ilios Kotsou.

L’un des besoins fondamentaux de l’humain, c’est donner du sens à son existence. Chez les jeunes (et moins jeunes), on observe de plus en plus un engouement pour les actions altruistes. On sait aussi que les jeunes d’aujourd’hui sont très attirés par les actions concrètes. Les engagements politiques et syndicaux sont limités et ces personnes veulent voir l’effet direct de leurs actes sur la société. Et ainsi donner du sens à leur existence.

Les bénévoles en meilleure santé

Des études montrent aussi que les bénévoles sont souvent en meilleur santé que les autres. Ce fait s’explique car ces mêmes personnes sont aussi souvent plus heureuses que les autres. Ce qui n’est pas sans effet sur la santé et notamment sur celle des artères et du cœur. " Pour nos seniors, on se rend compte que le déclin cognitif et moins rapide chez les personnes engagées. Différents mécanismes encore peu connus peuvent expliquer cela. Le bonheur et les liens sociaux. Ces derniers sont connus pour être des éléments important pour la bonne santé des individus mais aussi des sociétés ", précise Ilios Kotsou.

Dans le contexte actuel, penser que telle tendance puisse gagner le monde entier peut sembler utopiste. Pas pour Ilios Kotsou. " Cette tendance se développe, elle est déjà là ". Mais elle n’est pas toujours visible.

 

Retrouvez la séquence à partir de 07h50 dans la vidéo ci-dessous. 

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