Week-end Première

Le sexologue : pour vous aider à développer une sexualité positive

De débats en ébats, de fois en lois, de livres en rubriques, jusqu’au tréfonds de la littérature et du cinéma, la sexualité est partout. Avec Olivier Marchal, Sociologue et directeur de la Cité des Métiers de Charleroi, on explore aujourd’hui un métier chargé d’aider chacune et chacun à nager dans les eaux troubles et pourtant bénéfiques d’une sexualité positive.

 

 

Sexofolie

Fini le temps où le sexe non procréatif et non normé ne pouvait s’exprimer autrement que par les brèches de la folie, de la déviance ou du crime.

Aujourd’hui, le sexe fait partir intégrante et positive de notre Humanité et, pour s’en convaincre, il suffit de savoir compter :

6100 rapports sexuels ont lieu chaque seconde sur la planète, soit près 190 milliards par an !



S’il affole les compteurs, moraux, financiers, culturels, il n’est pas sans danger – qu’il faut combattre autant que rappeler sans cesse, en termes d’abus, d’absence de consentement, ou encore d’exploitation.

Or, si les statistiques sur le nombre de rapports sexuels par personne, par genre, par pays, sont aujourd’hui monnaie courante des analystes et des sociologues, celles-ci comportent un angle mort majeur : celui de la satisfaction.

Personne ne sait déterminer si les protagonistes des quelque 190 milliards de coups, y ont trouvé leurs comptes, et c’est exactement dans ce creux -là de l’expérience humaine, qu’entre en jeu le métier de sexologue.

Histoire et Sexualité : je t’aime moi non plus !

Traversant les époques et les sociétés parce qu’il fut longtemps le seul moyen de produire de la descendance, mais aussi par ce doux hasard darwinien qui a progressivement équipé la fonction reproductive d’une fonction de plaisir, le pouvoir politique, moral ou religieux n’aura jamais cessé de contrôler la sexualité, prônant les bonnes pratiques, le nombre d’enfants par foyer, et envoyant aux enfers, pêle-mêle : les femmes adultères, les usagers de machine à forniquer, la polygamie, le polyamour, les sodomites, les lesbiennes, bref tout qui en faisait soit trop, soit pas assez, soit pas comme il fallait.

Et ce n’est qu’auprès le développement de sociétés progressivement libérées des héritages du passé, qu’a pu naître, est c’est en réalité beaucoup plus récent qu’il n’y paraît, une sexologie véritablement au service de l’individu.

 

La sexologie, véritable boite à outil de la connaissance de soi et de l’autre.

Depuis plusieurs décennies, le sexe exerce une telle pression normative autour des notions de performances et de plaisir, que nombreux sont celles et ceux qui se questionnent sur leurs envies, leurs besoins ou l’absence de besoin, leurs désirs ou l’absence de désir, leur identité ou butent simplement sur des ennuis mécaniques.

Et pour tout ça : le ou la sexologue moderne possède des clés et des solutions :

  • Biologique : la mécanique de la sexualité est une horlogerie complexe ;
  • Psychologique : l’estime de soi, la timidité, le rapport à son corps et à celui de l’autre, jouent énormément, sans compter les traumas du passé, qui pèsent souvent de tout leur poids ;
  • Socio-relationnel : tant la sexualité, comme pratique et comme identité, participe de la construction sociale de soi et du bonheur en général.

En consultation privée, ou au sein de structures collectives, le ou la sexologue prend en charge des individus, des couples, des groupes au travers d’entretiens psychologiques et d’exercices pratiques de communication et parfois à travers quelques devoirs érotiques à faire à la maison. Et lorsque les situations l’exigent, le recours médicamenteux, ou à la chirurgie font également partie de l’arsenal thérapeutique de la sexologie moderne.

Conscient des conséquences potentiellement dévastatrices d’une sexualité mal vécue, mal comprises, mal assumées, ou encore bridées ou brimées, le sexologue entend, déculpabilise, soigne, informe et prévient les risques, contribuant, de la sorte, à une éducation affective, relationnelle et sexuelle tout au long de la vie. De quoi lui accorder une place de choix dans la hiérarchie des utilités.

 

Comment devenir sexologue ?

Bien que nous ayons toutes et tous quelques notions en la matière, ce ne sera pas suffisant pour exercer le métier correctement.

Pour devenir sexologue, il faut obtenir un Master ayant la sexualité pour finalité. Et en cette matière bien particulière, les universités francophones du pays, auront de quoi nous satisfaire. Ceci dit : si les diplômes suffisaient à produire des gens compétents, ça se saurait depuis longtemps. Il faudra donc également posséder d’autres habiletés telles que :

  • La bienveillance
  • Le sens de l’écoute
  • L’empathie
  • Et une grande ouverture d’esprit

 

Si vous sentez à présent monter en vous l’énergie d’une vocation, n’hésitez pas à contacter vos Cités des Métiers préférées, Bruxelles, Charleroi, Namur et Liège, pour tracer le bon chemin.

Et pour toutes vos questions sur votre orientation, sur les formations, les études, les emplois d’avenirs, et la création d’activités, du lundi au vendredi, de 9h à 12h, c’est encore plus facile avec www.miti.be,

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