Week-end Première

Comment se comporter face aux renards que nous croisons en ville ?

Dans sa chronique 'Thomas ou la vie sauvage', le youtubeur et photographe bruxellois Thomas Jean nous explique aujourd’hui comment réagir face aux renards qui peuplent la ville.

Il faut savoir que le renard n’est pas inféodé à un milieu naturel, on le retrouve un peu partout sur la planète et souvent en plein milieu urbain.

C’est ainsi qu’il est devenu un animal emblématique de Bruxelles. On estime la population de renards à 3500 individus et on a même pu en croiser sur la Grand-Place, la nuit. Dans certaines communes, on peut même en observer en plein jour. Alors comment se comporter face à un renard bruxellois ?

Il suffit de suivre la législation à la lettre, puisqu’elle prévoit l’interdiction de manipuler, de déranger ou de nourrir un animal sauvage quel qu’il soit.
 

Ne pas le nourrir !

Même s’il a l’air affamé, il est cruel de nourrir un renard avec du pain, des chips ou un dürüm, parce que ces aliments ne sont pas adaptés et risquent de provoquer chez lui des carences, de la malnutrition, voire de l’obésité.

En milieu naturel, les renards ont un régime alimentaire assez varié, composé de micro-mammifères - souris, mulots, campagnols -, de fruits et d’insectes.

Si on le nourrit, le renard devient par ailleurs totalement dépendant de l’être humain. Il ne va plus le considérer comme un prédateur et il va s’exposer à des dangers, mortels dans certains cas.


Un animal non dangereux

Tendre de la nourriture à un renard peut provoquer des accidents, alors qu’à la base, ce canidé n’est pas dangereux pour l’être humain. A Bruxelles, il n’y a aucun cas avéré d’attaque sur un adulte ou sur un enfant.

Mais par précaution, il est préférable d’éviter tout contact physique avec un animal sauvage, et de l’observer à une distance de sécurité de plus de 2 mètres au moins.

Les maladies transmissibles à l’être humain, comme la rage ou l’échinococcose alvéolaire, ont été éradiquées et ne sont donc pas présentes à Bruxelles. Et même si c’était le cas, de simples mesures d’hygiène permettraient de s’en prémunir, comme se laver les mains.

"Le meilleur moyen de vivre en bonne intelligence avec le renard est donc de respecter son caractère sauvage. Le renard n’est pas un toutou, il ne doit pas être nourri, ni apprivoisé. Contentons-nous de l’observer dans le respect qu’il mérite", conseille Thomas Jean.

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