Week-end Première

Comment être un bon manager ?

On les dit parfois narcissiques, souvent médiocres et avide de pouvoirs. Souvent désignés à la vindicte populaire, comme à l’origine de tous les maux de l’entreprise ou d’une équipe. Avec pour conséquence que 70% des employés le voient d’un mauvais œil : le métier de Manager à décidemment mauvaise presse. Raison pour laquelle Olivier Marchal, sociologue et directeur de la Cité des Métiers de Charleroi, nous explique les facettes et challenges d’un métier aussi critiqué qu’indispensable.

Si les Managers sont aujourd’hui 4 fois plus nombreux qu’en 1980, près de 20% de l’emploi, une chose reste certaine et regrettable, c’est qu’il s’agit majoritairement d’hommes, issus de l’enseignement supérieur.

Si devenir Manager ne fait pas partie du top 10 des rêves d’enfants, ce qui est certain c’est que 50% d’entre eux ou elles, y arrivent sur le tard, souvent sans y avoir été préparés, et pour une bonne moitié sans l’avoir vraiment souhaité. Et ce pour une raison simple : il s’agit d’un métier qui souffre d’un déficit d’image colossal, alors qu’il assume, paradoxalement, des défis énormes : comme produire dans un monde de plus en plus complexe ; et ce avec des humains qui sont eux aussi, avouons-le, de plus en plus compliqués !

 

A quoi sert le chef ?


S’il y a toujours dans une équipe quelqu’un pour se demander à quoi sert le chef ?  - question de l’on s’est tous posé - ce n’est que chose normale. Tant dans l’imaginaire collectif le Manager a longtemps été vu comme celui qui contrôle, surveille et fait travailler les autres.


Heureusement : les choses bougent. Et les nouveaux modes de Management (plus libérés, plus horizontaux, plus collaboratifs) sont en train de rafraichir sérieusement les métiers.

Dès lors manager demain, demandera plus encore qu’aujourd’hui, de savoir :

  • Piloter une équipe jusqu’à des objectifs ambitieux et utiles ;
  • Organiser le travail, répartir les rôles en tenant compte de la complémentarité des talents ;
  • Et animer, donner du sens et susciter l’adhésion.

Et au cœur de toutes ces préoccupations : le facteur Humain. Parce qu’au-delà des compétences techniques liées aux secteurs d’activités (un Manager d’une chaine de magasin de mode ce n’est pas pareil qu’une Manager d’équipe informatique) il y a ce facteur Humain, qui charrie son lot de mauvais côtés : Tel que de devoir faire avec les démotivés et les râleurs professionnels ; les insatisfaits chroniques et les éternels incompétents ; les jeunes et les moins jeunes et enfin, ceux qui sont là mais qui ne voulaient pas et ceux qui n’ont jamais vraiment été là de leur vie.

Mais aussi son lot de bons côtés : à travers de belles rencontres, des relations profondes construites au quotidien, et traversée de valeurs nobles, telles que :  la confiance ; la créativité ; l’esprit d’équipe.
 

Être Manager c’est aussi savoir endosser, à tour de rôle, différents costumes :

  • De psy : pour comprendre et accompagner chacun dans sa singularité biographique et psychologique.
  • De coach, et promouvoir l’expression et la progression des talents.
  • De Chef d’orchestre : la métaphore parlant d’elle-même : des instruments tous particuliers, jouant des lignes musicales différentes pour donner, in fine, une symphonie conforme à la partition souhaitée.


Et enfin, parce que tout n’est pas rose, le costume ingrat du bon vieux Directeur : qui tranche, qui décide et fait des choix.

 

Le Management au cœur de la croissance humaine et économique 


On a mis du temps à s’en rendre compte mais une société qui forme et promeut de bons Managers reçoit en retour d’importants bénéfices. Dont deux majeurs :

 

  • Le niveau de production, d’innovation, et de compétitivité du tissu économique est lié au type de Management ainsi qu’aux qualités des Manager.
  • Des individus heureux au travail et valorisés pour leur contribution et donc une société globalement plus heureuse.


Si en lisant cet article, vous avez envie de tenter l’aventure managériale et contribuer à tous ces effets positifs. Dites-vous qu’Avril est passé. Que nous sommes en mai. Et qu’en Mai, on fait ce qu’il nous plait, en ce compris : changer de métiers, oser se former, et trouver sa voie. Et pour tout ça : la bonne adresse c’est www.miti.be, la plateforme unique et gratuite, où près de 130 conseillers et conseillères de la Wallonie et de Bruxelles sont là, du lundi au vendredi, de 9h à 12h, pour vous aider à avancer !

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